Yolande Eskenazi : Quand la lutte contre la pauvreté en PACA rime avec silence du RN.
Le fait principal
À Marseille, un Pacte local des solidarités vient d’être lancé pour soutenir les travailleurs pauvres. Ce dispositif, piloté par Yolande Eskenazi, commissaire à la lutte contre la pauvreté en Provence-Alpes-Côte d’Azur, vise à répondre aux situations de précarité qui touchent près de 9 % des personnes en emploi dans la région.
Ce qui s’est passé
Le 16 juillet 2026, lors d’une interview, Eskenazi a souligné la nécessité d’accompagner les salariés confrontés à des difficultés telles que le logement, la séparation ou l’absentéisme. À Marseille, le taux de pauvreté atteint 26 %, révélant une réalité inquiétante : avoir un emploi ne protège pas toujours de la pauvreté. Le Pacte réunit divers acteurs, des entreprises aux collectivités, pour apporter des solutions concrètes.
Le contexte
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la précarité est un sujet brûlant. Les travailleurs pauvres, souvent en contrat précaire ou à temps partiel, peinent à joindre les deux bouts. Les entreprises, de leur côté, se retrouvent face à des salariés en détresse, mais peu savent comment intervenir efficacement. Ce Pacte vise à créer un réseau de solidarité, permettant aux entreprises d’agir sans s’immiscer dans la vie privée de leurs employés.
Les chiffres à retenir
- 9 % des personnes en emploi dans la région sont des travailleurs pauvres, selon l’INSEE.
- Le taux de pauvreté global à Marseille atteint 26 %.
- Le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du revenu médian, soit 1 288 € par mois pour une personne seule.
Ce que cela révèle
Ce Pacte met en lumière une contradiction flagrante : les entreprises, souvent louées pour leur rôle dans l’économie, se retrouvent à gérer la pauvreté parmi leurs salariés. C’est un peu comme si l’État demandait aux pompiers de lutter contre les incendies tout en leur refusant des camions. Les discours politiques vantant la prospérité et la création d’emplois semblent bien loin de la réalité des travailleurs qui, malgré un emploi, vivent dans la précarité. Un double discours qui ne peut qu’interroger.
Ce qu’il faut retenir
Le Pacte local des solidarités à Marseille est une initiative louable, mais elle soulève des questions sur l’efficacité des politiques économiques actuelles. Si les entreprises doivent devenir des acteurs de l’accompagnement social, où se situe la responsabilité de l’État ? La lutte contre la pauvreté des salariés est désormais une priorité, mais elle ne doit pas masquer les failles d’un système qui laisse encore trop de monde sur le bord du chemin.
Source : Interview de Yolande Eskenazi, Commissaire à la lutte contre la pauvreté, 16 juillet 2026.
