Washington, en guerre contre Bank Melli : quand l’ennemi d’hier devient l’allié d’aujourd’hui.
Le fait principal
Washington a décidé de frapper fort en désignant la Bank Melli, la plus ancienne banque iranienne, comme cible prioritaire de nouvelles sanctions économiques. Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a annoncé le 24 août que toutes les agences à l’étranger de cette banque devaient être fermées, sous peine de sanctions secondaires contre tout pays qui ne se plierait pas à cette injonction.
Ce qui s’est passé
Bank Melli, fondée en 1928 par le Shah Reza, a longtemps été le pilier du système bancaire iranien, agissant même comme banque centrale entre les années 1930 et 1960. Aujourd’hui, elle dispose d’une douzaine de succursales à l’étranger, dont sept aux Émirats arabes unis, ainsi que des agences à Paris, Hambourg et Londres. Washington l’accuse d’être un acteur clé dans le financement du programme nucléaire iranien et des Gardiens de la révolution.
Le contexte
Les sanctions contre Bank Melli ne sont pas nouvelles. Déjà en 2007, les États-Unis l’avaient sanctionnée pour des accusations similaires. Après un bref répit avec l’accord de 2015 sur le nucléaire, la banque a de nouveau été inscrite sur la liste des entités sanctionnées par l’UE en 2025. Dans un contexte international tendu, ces sanctions visent à asphyxier l’économie iranienne et à mettre en lumière le réseau complexe de « banques de l’ombre » qui lui permet de contourner les restrictions.
Les chiffres à retenir
- Bank Melli dispose d’une douzaine de succursales à l’étranger.
- Les Émirats arabes unis en comptent sept.
- Sanctionnée depuis 2007, réinscrite en 2025 par l’UE.
Ce que cela révèle
Cette offensive contre Bank Melli est révélatrice des tensions croissantes entre Washington et Téhéran. En réalité, la fermeture de ces agences pourrait s’avérer être un défi diplomatique de taille. Comment convaincre des pays comme la Russie ou l’Allemagne de se plier aux exigences américaines ? Scott Bessent semble croire que sa déclaration d’intention suffira à faire plier des nations aux intérêts parfois divergents. C’est un peu comme demander à un chat de se transformer en chien, n’est-ce pas ?
Ce qu’il faut retenir
En somme, Washington mise sur une coopération internationale pour démanteler le réseau bancaire iranien, mais les défis sont nombreux. Bank Melli, symbole d’une résistance financière à l’égard des sanctions, pourrait bien continuer à défier les attentes américaines. L’avenir dira si cette chasse aux succursales portera ses fruits ou si, comme souvent, les promesses de Washington ne resteront que des mots en l’air.
Sources : France 24, New York Times.
