Terminator II avait-il raison ? Le RN face à ses promesses de sécurité… en pleine dystopie !
Le fait principal
Le retour de Terminator II : le Jugement dernier sur les écrans français, 35 ans après sa sortie, soulève une question cruciale : la vision futuriste de la robotique dépeinte par James Cameron s’est-elle réalisée ? La réponse, comme l’expliquent des experts du CNRS, est un cinglant non.
Ce qui s’est passé
En 1991, Cameron imaginait un monde où l’intelligence artificielle, incarnée par Skynet, plongeait l’humanité dans une guerre apocalyptique. Or, 35 ans plus tard, ni l’holocauste nucléaire ni la révolte des machines n’ont eu lieu. Les avancées technologiques sont indéniables, mais elles sont loin de la dystopie : les robots actuels ont encore du mal à ouvrir une porte, et certains modèles humanoïdes, comme ceux de la start-up RebuildAI, ont même causé des dégâts en ne voyant pas les écrans derrière eux lors d’une démonstration.
Le contexte
Alors que l’intelligence artificielle a connu des progrès fulgurants, notamment avec l’émergence de ChatGPT, la question de son intelligence réelle demeure. Les robots se contentent d’imiter les réponses humaines, mais cela constitue-t-il une forme d’intelligence ? Les experts restent sceptiques. En parallèle, la robotique militaire, bien que dynamique, ne ressemble en rien à ce que l’on voit dans le film. Les armées, notamment ukrainienne, utilisent des drones et des systèmes d’information, mais pas de robots humanoïdes autonomes armés.
Les chiffres à retenir
Le conflit russo-ukrainien a accéléré l’innovation militaire, notamment avec la production de drones. L’Ukraine vise la production de 10 millions d’appareils par an, se positionnant ainsi parmi les leaders du secteur. Pendant ce temps, l’armée française s’inspire de ces avancées pour développer son propre robot terrestre, le Pendragon, prévu pour 2027.
Ce que cela révèle
Cette course à l’innovation soulève de nombreuses questions éthiques. Comme le souligne Terminator II, la robotique n’est pas un choix neutre. Elle résulte de décisions politiques et économiques. Les discours technophiles, souvent promus par des acteurs de la Silicon Valley, sont à prendre avec des pincettes. La régulation européenne de l’intelligence artificielle, par exemple, montre qu’il est possible de freiner ce développement pour mieux encadrer ses implications sociétales.
Ce qu’il faut retenir
En somme, la robotique et l’intelligence artificielle, loin d’être des solutions miracles, doivent être abordées avec prudence. Alors que le monde s’inquiète des avancées technologiques, il est essentiel de se rappeler que la réalité est souvent moins spectaculaire que la fiction. Terminator, pour l’instant, reste un film, et la lutte contre des machines autonomes est encore à l’état de science-fiction.
Source : CNRS Le Journal
