Ville des Noirs, bras d’honneur : le nouveau maire LFI de Saint-Denis ciblé par une vague de désinformation d’extrême droite

Publié le 19/03/2026 à 12:32
Temps de lecture : 6 min

Plusieurs fausses informations circulent sur Bally Bagayoko, depuis son élection au premier tour des élections municipales à Saint-Denis. Itinéraire de ces infox, de l’extrême droite aux plateaux télé.

Le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, élu avec 50,77 % des voix au premier tour des élections municipales le 15 mars 2026, fait face à une vague de désinformation. Il est accusé d’avoir déclaré que Saint-Denis était la « ville des Noirs », une phrase qu’il n’a jamais prononcée. Cette accusation a émergé d’une interview sur LCI, où le présentateur a évoqué la ville comme « la ville des rois », en référence à la basilique royale.

Dans un contexte de brouhaha, Bagayoko a tenté de répondre en disant que c’était « la ville des rois et du peuple vivant », mais ses propos ont été déformés. Des internautes ont tronqué la vidéo, ne diffusant que le début, ce qui a facilité la propagation de la fausse citation.

Le premier tweet accusant Bagayoko d’une déclaration ségrégationniste a été posté par Emmanuel de Villiers, ancien directeur du Puy-du-Fou, suivi par Gilbert Collard, ancien député du Rassemblement national. Ces messages ont atteint des centaines de milliers de vues, et plusieurs ont été relayés sur des plateaux télé, notamment Cnews et BFM TV.

Apolline de Malherbe, une journaliste de BFM TV, a par la suite présenté des excuses, affirmant avoir mal entendu les propos de Bagayoko. Le présentateur de C ce soir, Karim Rissouli, a également exprimé des regrets, dénonçant une « violence très forte dans le bruit médiatique ».

D’autres fausses informations circulent également. Collard a affirmé que Bagayoko avait fait un bras d’honneur à son arrivée à la mairie, alors qu’il mimait un uppercut lié à son slogan de campagne « un coup, KO ». De plus, un journaliste de Valeurs Actuelles a insinué que Bagayoko était lié aux dealers, sans aucune preuve.

Ces attaques s’inscrivent dans un climat de tensions et de désinformation, ciblant particulièrement les élus de gauche. Bally Bagayoko, ancien cadre de la RATP, a déposé plainte pour diffamation contre son prédécesseur socialiste, qui avait évoqué des liens entre son élection et le narcotrafic.

Ces événements soulignent l’importance de la vérification des faits dans le débat public, surtout dans un contexte électoral chargé.

Source : Franceinfo

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