Vaccination des nourrissons, adolescents et jeunes adultes dans le Grand-Est : Bilan de la couverture vaccinale en 2025
La vaccination des nourrissons, adolescents et jeunes adultes dans la région Grand-Est a connu des évolutions significatives en 2025, avec la mise en place de nouvelles obligations vaccinales pour lutter contre les infections invasives.
Table des matières
Contexte factuel
Depuis le 1er janvier 2025, une obligation vaccinale contre les méningocoques ACWY a été instaurée pour les nourrissons, en réponse à une hausse des cas d’infections invasives. Cette mesure a permis d’atteindre une couverture vaccinale de près de 89 % chez les nourrissons nés cette année-là. Pour les enfants nés en 2024, 79 % ont reçu au moins une dose de vaccin méningococcique tétravalent ACWY à 21 mois, bien que cette couverture soit inférieure à celle de l’année précédente pour le méningocoque C, qui était de 87 %.
En outre, 2025 marque l’année de l’obligation vaccinale contre les méningocoques B pour les nourrissons jusqu’à 2 ans, avec une couverture vaccinale atteignant 64 % pour les nourrissons nés en 2024, en hausse par rapport à 54 % en 2024. Les autres vaccinations obligatoires pour les nourrissons affichent également des taux élevés, proches de l’objectif de 95 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Toutefois, la reprise de la circulation du virus rougeoleux en France depuis 2024 souligne l’importance de maintenir une couverture vaccinale supérieure à cet objectif pour prévenir des décès chez les populations vulnérables.
Données ou statistiques
Concernant les adolescents et jeunes adultes, la vaccination contre les méningocoques ACWY est recommandée, mais la couverture reste insuffisante : seulement 17 % des 11-14 ans et 8 % des 15-24 ans ont reçu une dose de ce vaccin en 2025. Pour les infections à papillomavirus (HPV), la couverture vaccinale progresse, avec 53 % des filles et 33 % des garçons de 16 ans ayant reçu un schéma vaccinal complet. Malgré cette avancée, la couverture reste inférieure à l’objectif national de 80 % d’ici 2030.
D’après le Baromètre Santé publique France 2024, l’adhésion à la vaccination demeure élevée dans la région, avec 82 % des jeunes âgés de 18 à 25 ans se déclarant favorables à la vaccination.
Conséquence directe
Ces chiffres mettent en lumière des avancées dans la vaccination des nourrissons, mais soulignent également des lacunes chez les adolescents et jeunes adultes, nécessitant des efforts accrus pour atteindre une immunité collective et réduire la circulation des infections.
Source : Santé publique France.






