
Quand utiliser Docker en production ?
L’utilisation de Docker en production suscite des débats parmi les professionnels de l’informatique. Alors que certaines entreprises adoptent cette technologie de conteneurisation pour sa flexibilité et sa capacité à simplifier le déploiement d’applications, d’autres restent prudentes, préférant des solutions plus traditionnelles comme les machines virtuelles (VM).
Chez Berstech, l’approche est claire : Docker est recommandé dans des cas spécifiques, notamment pour des applications héritées ou lorsque l’éditeur l’exige. Par exemple, une application nécessitant PHP 5 a été dockerisée car il était impossible de faire fonctionner une ancienne version de Debian. De même, des outils comme GitLab, qui présentent des caractéristiques administratives complexes, sont souvent mieux gérés dans des conteneurs, permettant ainsi une utilisation optimale sans risquer de perturber l’environnement existant.
Cependant, il est essentiel de connaître les situations dans lesquelles Docker ne doit pas être utilisé. Les experts s’accordent à dire qu’il ne faut pas placer des bases de données dans des conteneurs en production, à moins que ce ne soit pour des environnements de développement. Les bases de données, en tant que composants critiques, peuvent rencontrer des problèmes graves si une couche Docker est ajoutée entre elles et le stockage, entraînant des risques de corruption de données et d’arrêts imprévus.
Lorsque Docker est utilisé en production, certaines règles doivent être respectées. Par exemple, les conteneurs ne doivent jamais recevoir de flux externes directement ; un proxy comme HAProxy ou Nginx doit être utilisé pour gérer ces flux. De plus, l’accès au socket Docker (docker.sock) doit être strictement contrôlé pour éviter des interventions non autorisées qui pourraient compromettre la sécurité de l’ensemble du système.
Le mode « rootless » de Docker est également recommandé pour améliorer la sécurité. Cela limite les privilèges et réduit les risques en cas d’incident. Les images Docker utilisées doivent être soigneusement sélectionnées et maintenues, avec des versions durcies et signées, afin de garantir leur intégrité et leur sécurité.
Enfin, la gestion des logs et le monitoring des conteneurs sont des aspects souvent négligés. Il est crucial de surveiller les performances et l’état de chaque conteneur individuellement pour prévenir les incidents. De plus, une stratégie de sauvegarde doit inclure la possibilité de reconstruire les images Docker, car des dépendances peuvent disparaître au fil du temps.
En résumé, Docker est un outil puissant lorsqu’il est utilisé dans les bonnes conditions, mais il nécessite une approche réfléchie et des pratiques rigoureuses pour garantir la sécurité et la fiabilité des systèmes en production.
Source : Berstech




