: Document

« Il m’a dit de me faire opérer » : une victime de Jeffrey Epstein et de son réseau de médecins raconte le système d’emprise du criminel sexuel

Publié le 10/04/2026 à 11h31

Dans une enquête diffusée mardi, « L’Œil du 20 Heures » a révélé comment Jeffrey Epstein, avec la complicité d’un réseau de médecins, contrôlait le poids, l’alimentation et la vie sexuelle des jeunes femmes qu’il fréquentait. L’une de ses victimes, Svetlana Pozhidaeva, a accepté de témoigner sur son expérience au sein de ce système d’emprise.

Svetlana, ancienne mannequin d’origine russe, a subi des abus sexuels de la part d’Epstein pendant plusieurs années. Présentée comme l’une de ses assistantes, elle a été soumise à un contrôle quotidien sur sa santé. Elle se souvient : « Il me disait : tu n’as pas besoin d’assurance maladie, tu m’as moi. C’était une manière de nous contrôler. »

Epstein entretenait des relations étroites avec certains médecins, qui intervenaient parfois à son domicile. Svetlana a reconnu le docteur Ting, qui l’a opérée à l’hôpital Mount Sinaï de New York en 2012 pour enlever un tatouage à la demande d’Epstein. « J’avais un petit tatouage en forme de dauphin sur le ventre et Epstein le détestait. Il m’a dit de me faire opérer. Il voulait le faire disparaître », raconte-t-elle.

Le contrôle physique était accentué par d’autres interventions médicales. Svetlana a été envoyée vers le docteur Steven Victor pour une liposuccion. Elle décrit ce médecin comme « le docteur maléfique », affirmant avoir subi des complications qui ont mis fin à sa carrière de mannequin. « J’ai encore des cicatrices sur le corps, car il m’a très mal opérée », confie-t-elle.

Le docteur Victor, contacté, a nié toute complicité avec Epstein, déclarant ne pas se souvenir de Svetlana et exprimant sa compassion pour les femmes abusées par Epstein.

Des documents judiciaires révèlent qu’Epstein tenait un tableau de ses dépenses pour chacune de ses victimes, incluant des frais de dentiste et d’autres soins. Svetlana a déclaré : « C’est là que j’ai vraiment senti que j’avais une dette envers lui. »

Après plus d’une décennie sous emprise, Svetlana affirme ne s’être sentie libérée qu’après la mort d’Epstein. Elle souhaite désormais aider d’autres victimes du prédateur sexuel.

Source : Franceinfo.

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire