
Une cellule glaciale, des villageois visionnaires : ces 3 sites en Franche-Comté pour ne pas oublier que l’esclavage est un crime contre l’humanité
Alors que la France commémore le 10 mai l’abolition de l’esclavage, reconnu comme un crime contre l’humanité, la Franche-Comté conserve les traces de cette histoire. Du château où fut emprisonné Toussaint Louverture dans le Doubs, aux villageois de Haute-Saône qui réclamèrent la fin de l’esclavage, découvrez trois lieux de mémoire incontournables.
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Le château de Joux où fut exilé Toussaint Louverture
Au cœur du Massif du Jura, près de Pontarlier, le Fort de Joux a été choisi en 1802 pour emprisonner Toussaint Louverture, leader de l’insurrection des esclaves de Saint-Domingue. Ce site a joué un rôle clé dans la première abolition de l’esclavage et l’indépendance d’Haïti, la première république noire. Louverture y a été enfermé pendant près de huit mois. Aujourd’hui, il est possible de visiter la cellule où il a été détenu.
La maison de la Négritude et des Droits de l’Homme en Haute-Saône
La Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme, située à Champagney, porte le nom de l’ancien Président de la République du Sénégal, Léopold Senghor. Les villageois de Champagney ont manifesté leur indignation face à l’esclavage dès 1789, comme en témoigne leur cahier de doléances. Le musée présente une reproduction d’un navire négrier et divers objets illustrant la négritude, concept cher à Senghor.
La maison de Victor Hugo à Besançon
Victor Hugo, figure emblématique de la littérature française, a également été un fervent défenseur de l’abolition de l’esclavage. Bien qu’il ait abordé le sujet de manière ambiguë dans son premier roman, il a évolué vers une critique plus ferme de l’esclavage, notamment à travers des correspondances avec l’abolitionniste Victor Schoelcher. Sa maison à Besançon est un lieu de mémoire important pour comprendre son engagement.
Ces trois sites forment une partie intégrante de la Route des abolitions de l’esclavage, un itinéraire UNESCO qui relie plusieurs lieux historiques en lien avec l’esclavage et ses combats.
Sources : France 3 Franche-Comté, loi Taubira.





