
Trump annule une attaque militaire contre l’Iran à la demande des dirigeants du Golfe
Le président américain Donald Trump a annoncé lundi qu’il avait suspendu une attaque militaire prévue contre l’Iran, initialement programmée pour mardi, en raison d’une « très bonne chance » d’atteindre un accord pour mettre fin aux hostilités. Dans un message publié sur Truth Social, Trump a indiqué que des alliés du Golfe, dont le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, avaient exhorté Washington à retarder l’attaque en raison des progrès des négociations avec Téhéran.
Trump a précisé que l’armée américaine devait rester prête à mener un « assaut à grande échelle » si les pourparlers échouaient. « Il semble y avoir une très bonne chance qu’ils puissent trouver un terrain d’entente », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche. « Si nous pouvons faire cela sans bombardements, je serais très heureux. »
Plus tôt, le président avait qualifié la fragile trêve de six semaines de « soutien vital ».
Contexte des négociations
L’Iran a confirmé avoir transmis une nouvelle proposition à Washington via le Pakistan. Les détails de cette proposition n’ont pas été divulgués, mais une source iranienne a déclaré qu’elle ressemblait à une offre antérieure que Trump avait qualifiée de « déchets ». Un des principaux points de friction reste l’exigence de Washington pour que Téhéran mette un terme à son programme nucléaire et lève son blocus de facto du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
De son côté, l’Iran réclame des compensations pour les dommages de guerre ainsi qu’une cessation de toutes les hostilités, y compris les frappes israéliennes au Liban.
Réactions iraniennes
Les responsables iraniens ont maintenu une position ferme, avertissant contre de nouvelles attaques américaines ou israéliennes et affirmant que Téhéran était prêt à répondre avec force à toute agression renouvelée. Le commandement militaire supérieur iranien, Khatam al-Anbiya, a déclaré que les forces armées étaient « prêtes à tirer » si les États-Unis entreprenaient de nouvelles frappes.
Cette situation témoigne des tensions persistantes dans le cadre de la trêve entre les États-Unis et l’Iran, instaurée début avril, alors que les deux parties peinent à s’accorder sur les termes pour mettre fin à un conflit qui dure depuis environ 11 semaines.
Source : DW.com





