
Trump suspend son opération d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz
Donald Trump a annoncé mardi la suspension de son « Projet Liberté », une opération d’escorte de navires dans le détroit d’Ormuz, afin d’évaluer la possibilité de finaliser un accord avec l’Iran. Le président américain a évoqué des « grands progrès » dans les négociations. Sur son réseau social Truth Social, il a déclaré que ce projet serait temporairement mis en pause, tout en maintenant le blocus américain des ports iraniens, en vigueur depuis le 13 avril, à la demande du Pakistan et d’autres pays.
Lancé lundi, le « Projet Liberté » visait à permettre à des centaines de navires bloqués dans le Golfe de traverser le détroit. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a affirmé que la phase offensive du conflit avec l’Iran était désormais terminée, mais le général Dan Caine, chef d’état-major américain, a averti que l’armée restait prête à reprendre des opérations majeures si nécessaire.
La situation dans la région reste tendue, avec des accrochages en mer et des attaques attribuées à l’Iran contre les Émirats arabes unis. Trump a mis en garde Téhéran, affirmant qu’ils savaient ce qu’ils devaient faire. Cependant, il n’a pas accusé l’Iran d’avoir violé la trêve en vigueur depuis le 8 avril. Depuis le début du conflit le 28 février, Téhéran contrôle le détroit d’Ormuz, vital pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit rencontrer son homologue chinois en Chine pour discuter de la situation au Moyen-Orient, avant la visite de Trump à Pékin prévue les 14 et 15 mai. Pendant ce temps, l’Iran a été accusé d’avoir tiré des missiles et drones contre des bâtiments militaires américains, interception confirmée par le commandement américain (Centcom).
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont menacé de riposte ferme contre tout navire ne respectant pas les règles de passage imposées dans le détroit. Les États-Unis, de leur côté, ne peuvent pas permettre à l’Iran de bloquer une voie de navigation internationale, selon le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth.
Marco Rubio a également annoncé que les États-Unis proposeraient une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour défendre la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Ce projet, élaboré avec plusieurs pays du Golfe, exige que l’Iran mette fin aux attaques et autres actions hostiles dans la région.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré que son pays était « prêt à tout dialogue », mais a insisté sur le fait qu’il ne céderait jamais à la force.
Source : Courrier International.


