Another day, another pivot as Trump flails in an Iran trap of his own making | US-Israel war on Iran

Un autre jour, un autre tournant dans la politique étrangère de Donald Trump

La situation en Iran continue d’évoluer rapidement, alors que Donald Trump a récemment déclaré que le pays n’avait pas encore « payé un prix suffisamment élevé ». Ce week-end, les tensions étaient à leur comble avec des discussions sur la guerre, tandis que mardi, le président a annoncé le lancement du Projet Liberté, présenté comme un geste humanitaire pour permettre aux navires et à leurs équipages de quitter le Golfe, tout en cherchant à affaiblir la mainmise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz.

Cependant, dans les premières heures de mercredi, Trump a annoncé qu’un « grand progrès a été réalisé vers un accord complet et final », suspendant ainsi le Projet Liberté pour donner une chance aux négociations.

Ces changements de politique en l’espace de quelques jours révèlent une tentative de faire face à des réalités difficiles : le régime iranien est peu susceptible de s’effondrer ou de renoncer à son droit d’enrichir de l’uranium, peu importe le nombre de frappes militaires ; Téhéran a prouvé sa capacité à fermer le détroit d’Ormuz ; et un blocus total du Golfe nuit à l’économie américaine autant qu’à celle de l’Iran.

Ces faits constituent un cadre dans lequel l’administration Trump se trouve piégée, résultat en grande partie de ses propres actions. Les changements de politique répétés montrent une administration en quête d’une issue autre que l’humiliation ou une guerre interminable.

Les termes de l’accord en cours de négociation se précisent. Selon des sources comme Axios et Reuters, les États-Unis, l’Iran et des médiateurs pakistanais seraient proches d’un accord sur un « mémorandum d’entente » visant à mettre fin à la guerre et à engager une période de négociation de 30 jours pour résoudre les différends concernant le programme nucléaire iranien, les sanctions américaines et les actifs gelés de l’Iran. Les deux parties s’engageraient à lever leurs blocus respectifs du détroit d’Ormuz pendant cette période de discussions.

La déclaration de Trump a eu un impact immédiat sur les marchés, faisant chuter les prix du pétrole et augmentant les indices boursiers. Toutefois, la situation reste précaire. Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran a déclaré que la réouverture du détroit d’Ormuz pourrait être possible, mais n’a pas donné de réponse claire à la proposition rapportée. Téhéran a insisté pour que le blocus soit levé avant d’aborder d’autres discussions.

Les spéculations vont bon train quant à la capacité des différentes factions au pouvoir en Iran à s’accorder sur une position commune lors de négociations sérieuses. Même si les discussions aboutissent, 30 jours semblent insuffisants pour résoudre des différends aussi ancrés que le programme nucléaire iranien et les sanctions dirigées par les États-Unis.

Les conséquences de ces événements, bien que souvent implicites, pourraient avoir des répercussions durables sur la stabilité régionale et internationale.

Source : The Guardian

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