Lors d’une conférence de presse organisée à Cotonou par le cadre de concertation des forces de l’opposition, Chabi Yayi, responsable chargé des relations extérieures du parti Les Démocrates, a affirmé qu’il y a plus de trois cent mille mort dans le fichier électoral. Il insiste que ces chiffres ne venaient pas de lui mais des Experts ayant audité le fichier électoral. C’était le 7 août 2025.

Le fils de l’ancien Président de la République, Thomas Boni Yayi, Chabi Yayi, a mis les pieds dans les plats. Il a fait des déclarations tapageuses sans fondement aucun. Au-delà de la déclaration du cadre de concertation des forces de l’opposition auquel il appartient, il s’est permis le luxe de prendre la parole pour tenir des propos qui, selon plusieurs sources, sont infondés. Parlant du nombre de mort sur le fichier électoral, tous les acteurs se mettaient d’accord que la non déclaration des décès empêche l’Anip d’extirper les morts du fichier. Ce qui est une réalité très triste sous les tropiques. Mais les Experts, à en croire le comité de pilotage de l’audit, ont révélé qu’un grand nombre de décès ont été supprimés de la liste électoral mais que des efforts restent à consentir pour rendre la liste plus digeste.

Le 10 août, sur Matin Libre télévision, Chabi Yayi est revenu à la charge. Il reconnait que l’Agence nationale d’identification des personnes ne peut passer de maison en maison pour recenser les morts. Il a donc relativisé en demandant aux populations de sortir pour déclarer les décès afin de rendre le fichier plus fiable.

Faux, rétorque Michel Alokpo, membre du comité de pilotage, le 16 août sur Prime News TV. Selon ce pasteur, les Experts internationaux n’ont jamais parlé de trois cent mille morts. Ils auraient informé que plusieurs personnes décédées ont été retirées de la liste mais que des efforts restent à faire. A la question de savoir d’où le fils de l’ancien chef d’Etat tire ses chiffres, Michel Alokpo se déclare incompétent pour répondre.

Plus loin, l’institution en charge de la gestion du registre national des personnes physiques, l’Anip, est monté au créneau pour balayer du revers de main les déclarations de Chabi Yayi. L’Anip ne se reconnait pas dans ce qu’a déclaré publiquement le responsable aux affaires extérieures du principal parti d’opposition au Bénin. Nous étions le 17 août.

Après donc toutes les vérifications, il s’en suit que la déclaration de Chabi Yayi ne repose sur aucun fondement. C’était une déclaration émotionnelle. Certes, il y a des décès sur la liste électorale. Mais le nombre exact n’est connu de personne. Il revient donc aux autorités à divers niveaux de mettre la pression aux populations afin que les morts soient déclarés conformément à la législation pour permettre à l’Anip de jouer son rôle avec efficience.

Cette vérification a été effectuée et l’article rédigé puis publié par Parfait FOLLY

Trois Cent Mille Morts : Chabi Yayi, le Nécromancien de la Politique Béninoise ?

Lors d’une conférence à Cotonou, Chabi Yayi, porte-parole des Démocrates, a déclaré qu’il y a plus de trois cent mille morts dans le fichier électoral. Une affirmation qui soulève des questions sur la véracité et le sérieux de ses sources.

Le 7 août 2025, Chabi Yayi, fils de l’ancien président Thomas Boni Yayi, a fait une entrée fracassante dans le débat politique en annonçant un chiffre ahurissant : plus de trois cent mille morts figureraient sur le fichier électoral du Bénin. Une déclaration qui, selon lui, ne proviendrait pas de lui, mais d’experts ayant audité le fichier. Comme si les experts en question avaient décidé de faire un tour dans l’au-delà pour vérifier les décès !

Ce qui se passe réellement

Les déclarations de Chabi Yayi ont été rapidement contestées. En effet, plusieurs acteurs du secteur s’accordent à dire que la non-déclaration des décès empêche l’Agence nationale d’identification des personnes (ANIP) d’actualiser le fichier électoral. Une triste réalité sous les tropiques, où les morts semblent avoir plus de mal à sortir de la liste électorale que de leurs tombes. Les experts, selon le comité de pilotage de l’audit, ont confirmé que de nombreux décès avaient été supprimés, mais qu’il restait encore des efforts à fournir pour rendre la liste plus digeste.

Le 10 août, sur Matin Libre télévision, Chabi Yayi a tenté de nuancer ses propos en reconnaissant que l’ANIP ne pouvait pas passer de maison en maison pour recenser les morts. Il a alors appelé les populations à déclarer les décès pour rendre le fichier plus fiable. Une belle initiative, mais qui semble un peu tardive après avoir semé la panique avec ses chiffres faramineux.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences dans le discours de Chabi Yayi sont frappantes. Michel Alokpo, membre du comité de pilotage, a rétorqué que les experts internationaux n’avaient jamais évoqué de chiffre aussi élevé. À la question de savoir d’où Chabi Yayi tirait ses chiffres, Alokpo a avoué son incompétence pour répondre. Une réponse qui en dit long sur la crédibilité des affirmations de Yayi.

Ce que cela implique concrètement

Cette situation soulève des questions sur la gestion des fichiers électoraux au Bénin. Si les décès ne sont pas déclarés, comment peut-on espérer des élections transparentes et fiables ? La responsabilité incombe aux autorités d’inciter les populations à respecter la législation en matière de déclaration des décès, afin que l’ANIP puisse remplir son rôle efficacement.

Lecture satirique

Il est ironique de constater qu’un responsable politique, censé incarner la vérité et la transparence, se transforme en nécromancien des chiffres. Chabi Yayi a réussi à faire parler de lui, mais pas pour les bonnes raisons. Son discours, à mi-chemin entre la provocation et l’absurde, rappelle que la politique peut parfois ressembler à un spectacle de magie où les disparitions sont plus nombreuses que les apparitions.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les chiffres sont manipulés pour servir des intérêts politiques. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la désinformation est devenue un outil de pouvoir. Au Bénin, il serait peut-être temps de mettre fin à ce jeu dangereux.

À quoi s’attendre

Si les autorités ne prennent pas les mesures nécessaires pour clarifier la situation, on peut s’attendre à une crise de confiance encore plus profonde envers le système électoral. Les promesses de transparence risquent de se heurter à la réalité des chiffres fantômes.

Sources

Source : benincheck.org

300 000 morts sur le fichier électoral ? Faux – Bénin Check
Visuel — Source : benincheck.org
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire