Désormais médaillée aux championnats d’Europe des lancers hivernaux à Nicosie (Chypre), la Montbéliardaise Jade Maraval a pris une tout autre ampleur en lancer de javelot. Près d’un mois après son nouveau titre international, où elle aura complété un lancer à 60,02 mètres, nous sommes allés à sa rencontre.
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Le 14 mars 2026, Jade Maraval confirmait, avec beaucoup de volonté, qu’il ne fallait pas oublier son nom dans sa discipline. L’athlète montbéliardaise spécialisée en lancer de javelot a dominé, à Nicosie (Chypre), la coupe d’Europe des lancers hivernaux avec l’équipe de France. Un exploit complété avec un lancer à 60,02 mètres qui l’emmène au Panthéon féminin de sa discipline, puisqu’elle signe la sixième meilleure performance française de l’histoire.
Licenciée à Montbéliard, Jade Maraval compte parmi les athlètes présents au sein de la ligue d’athlétisme de Bourgogne-Franche-Comté.
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© Laurent Lairys / MAXPPP
Quelques semaines après son sacre, nous l’avons rencontré lors d’un de ses entraînements dans son club de cœur, le Montbéliard Belfort Athlétisme (MBA). Relâchée et pleine d’ambitions, Jade Maraval revient sur un parcours loin d’être écrit.
Rien ne prédestinait en effet la jeune femme, vice-championne de France en août dernier, à devenir une figure de cette discipline dans sa jeunesse. « Pour être honnête, je n’avais pas forcément de sport préféré. J’aimais le sport en général, c’était vraiment quelque chose où je me plaisais. J’ai commencé l’athlétisme très jeune, ma maman voulait que je me dépense parce que j’avais beaucoup d’énergie (rires) et c’est vrai que c’est resté », nous confie l’athlète franc-comtoise.
Ensuite j’ai fait de l’heptathlon donc il y avait sept disciplines dont le javelot. Petit à petit je me suis consacrée juste au lancer le javelot.
Jade MaravalAthlète de haut niveau et lanceuse de javelot
Désormais, la licenciée du Montbéliard Belfort Athlétisme peut et veut viser plus haut. « J’ai une étape à franchir avant de vraiment être dans l’élite, mais c’est sûr qu’on a fait du beau travail avec mon entraîneur et j’espère que ça va continuer beaucoup d’années » affirme-t-elle. « C’est certain que j’ai une belle progression qui me permet de viser maintenant le plus haut niveau mondial ».
Pour cela, il faudra travailler. « L’avantage du lancer de javelot, c’est que ce n’est pas comme un sprint, où on va dire que les millièmes de seconde sont très importants. Au javelot, c’est vrai que techniquement quand on effectue un changement derrière, on peut gagner facilement 3-4 mètres ». Jade Maraval poursuit, « il y a encore beaucoup de choses techniquement à régler, j’ai beaucoup de choses à apprendre, mais désormais il faut lancer, lancer et encore lancer pour arriver à mes objectifs, c’est très prometteur ».
À 23 ans, Jade Maraval a passé un cap dans sa discipline.
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© Remy Poirot – France Télévisions
Pour celle qui a enfin dépassé les 60 mètres en lancer, il faut désormais pousser encore plus loin. « Gagner les JO, c’est vraiment l’objectif dans l’athlétisme. C’est vraiment mon but dans ma carrière », affirme Jade Maraval. Et à la question : serez-vous à Los Angeles en 2028, cette dernière répond « on va mettre toutes les chances de notre côté pour y arriver, mais c’est sûr que je ne me ferme aucune porte et je ne me mets aucune limite pour réaliser ce rêve ».
« Je suis licenciée depuis 2009 au MBA, ça commence à dater, mais c’est sûr que c’est vraiment mon club de cœur. C’est une équipe très familiale, j’avais à cœur de réussir à m’entraîner ici, à performer en restant dans ma ville natale, mais aussi à montrer que c’était possible pour les autres » détaille-t-elle. « On n’a pas l’obligation de rejoindre des institutions ou des CREPS (Centre de Ressources d’Expertise et de Performance Sportive) pour réussir ».
Pour moi, c’est avec plaisir que je montre qu’on peut réussir. Je pense que j’en prends la route, donc j’espère continuer et donner l’exemple aux plus jeunes.
Jade MaravalAthlète de haut niveau et lanceuse de javelot
Malgré tout, cette grande championne en devenir ne vit pas encore de son sport. Lanceuse de javelot n’est pas encore une discipline assez médiatisée pour pouvoir en vivre, Jade Maraval a donc fait le choix de travailler à côté de ses entraînements.
C’est en tant qu’assistante marketing à mi-temps qu’elle occupe le reste de son emploi du temps. « C’est un vrai équilibre de vie. Même financièrement, ça me permet aussi de vivre parce que l’athlétisme, c’est très compliqué. On n’a pas beaucoup de financement », nous confie l’athlète de haut niveau. Cette stabilité, elle l’a voulue et selon elle, cela l’a aidé à être là où elle se trouve aujourd’hui.
Licenciée à Montbéliard, Jade Maraval compte parmi les athlètes présents au sein de la ligue d’athlétisme de Bourgogne-Franche-Comté.
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© Remy Poirot – France Télévisions
Forte de sa nouvelle médaille en coupe d’Europe avec l’équipe de France, la lanceuse de javelot tricolore est loin de s’arrêter. Avec un plafond de verre qui ne parait plus aussi loin qu’avant, les médailles peuvent affluer dans les mois et années à venir. L’objectif restant les Jeux olympiques de 2032 à Los Angeles ou en dernier recours ceux de 2036. Pour la jeune montbéliardaise, une chose est sûre : « je laisse aller et je vis au jour le jour. On verra bien ce que l’avenir nous réserve ».
Avec Hugo Flotat-Talon et Rémy Poirot.
Jade Maraval : Lancer de javelot et promesses non tenues
La Montbéliardaise Jade Maraval, désormais médaillée d’or aux championnats d’Europe, prouve que le talent peut briller même dans l’ombre d’un financement sportif famélique.
Le 14 mars 2026, Jade Maraval a fait parler d’elle à Nicosie, où elle a remporté la coupe d’Europe des lancers hivernaux avec un impressionnant lancer de 60,02 mètres. Une performance qui la propulse au Panthéon des lanceuses de javelot françaises, mais qui soulève aussi une question cruciale : pourquoi une athlète de son calibre doit-elle jongler entre son rêve olympique et un emploi à mi-temps ?
Ce qui se passe réellement
Jade, vice-championne de France en août dernier, a commencé l’athlétisme pour canaliser son énergie juvénile. « Je n’avais pas de sport préféré », confie-t-elle, mais elle a su se frayer un chemin dans un monde où le javelot est souvent éclipsé par des disciplines plus médiatisées. Malgré son succès, elle reste dans l’ombre, contrainte de travailler comme assistante marketing pour joindre les deux bouts. Une situation qui, à l’ère des réseaux sociaux et des sponsors, semble presque anachronique.
Pourquoi cela dérange
La réalité est que le sport de haut niveau en France, et particulièrement l’athlétisme, souffre d’un manque de financement. Alors que Jade Maraval brille sur la scène internationale, elle doit composer avec un système qui privilégie les sports à forte visibilité. Les promesses de soutien des instances sportives se heurtent à la dure réalité du terrain : les athlètes doivent souvent se débrouiller seuls.
Ce que cela implique concrètement
Cette situation a des conséquences directes sur la carrière des athlètes. Jade, malgré son talent indéniable, doit sacrifier une partie de son temps d’entraînement pour travailler. Cela soulève une question : combien d’autres talents sont perdus dans l’oubli à cause d’un manque de soutien ?
Lecture satirique
Les discours politiques sur le soutien au sport de haut niveau semblent souvent déconnectés de la réalité. Les promesses de financement et de soutien aux athlètes se heurtent à un mur d’indifférence. Pendant ce temps, des athlètes comme Jade Maraval continuent de briller, mais dans l’ombre, comme des étoiles filantes dans un ciel nuageux de promesses non tenues.
Effet miroir international
À l’étranger, des pays comme les États-Unis ou la Russie investissent massivement dans leurs athlètes, leur offrant les moyens de performer au plus haut niveau. Pendant ce temps, en France, on se demande si le javelot est vraiment un sport olympique ou juste un passe-temps pour ceux qui n’ont pas réussi à décrocher un contrat dans le football.
À quoi s’attendre
Avec des objectifs olympiques en vue, Jade Maraval doit naviguer dans un système qui ne lui offre pas les garanties nécessaires. Si la tendance actuelle se poursuit, nous pourrions voir de nombreux talents s’éteindre avant même d’avoir eu la chance de briller.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

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