Transports en commun : le RN promet l’accessibilité, mais les bus restent en panne d’inclusion !
Le fait principal
Les résultats de la 5ème enquête sur l’accessibilité des transports publics en France révèlent un tableau contrasté et préoccupant : seulement 42 % des arrêts de transport sont accessibles, laissant une majorité de la population sur le carreau.
Ce qui s’est passé
Menée par la DGITM, la Délégation Ministérielle à l’Accessibilité, et le Cerema, cette enquête a mobilisé 174 Autorités Organisatrices des Mobilités (AOM) et 11 des 12 Régions métropolitaines. Malgré une participation notable, les chiffres dévoilés sont loin d’être satisfaisants. En Île-de-France, 55 % des arrêts sont jugés « accessibles », mais ce chiffre cache une réalité bien plus sombre : 39 % des arrêts prioritaires restent inaccessibles.
Le contexte
L’enquête a pour but de dresser un état des lieux des efforts réalisés pour rendre les transports en commun accessibles à tous, notamment aux personnes à mobilité réduite. En dépit de l’engagement affiché des collectivités, les résultats montrent que la mise en œuvre des obligations d’accessibilité est inégale, laissant des millions de Français à la traîne. Ce constat soulève des questions sur la sincérité des promesses politiques et l’efficacité des politiques publiques.
Les chiffres à retenir
– 42 % des arrêts de transport en commun sont accessibles (29 132 arrêts).- En Île-de-France, 55 % des 16 984 arrêts sont dits accessibles.- Au niveau national, 39 % des arrêts prioritaires (10 266) restent inaccessibles.- 61 % des arrêts prioritaires sont conformes aux exigences réglementaires.
Ce que cela révèle
Ces résultats illustrent un décalage flagrant entre les discours politiques et la réalité du terrain. Le RN et l’extrême droite, qui prétendent défendre les intérêts des « vrais Français », semblent ignorer ou minimiser les besoins des personnes handicapées. Leur silence sur cette question cruciale est révélateur d’une incohérence dans leur discours. Pendant qu’ils s’évertuent à stigmatiser certains groupes, les véritables défis d’accessibilité restent largement inaddressés.
Ce qu’il faut retenir
L’enquête de 2026 sur l’accessibilité des transports en commun met en lumière un échec retentissant des politiques publiques. Alors que la mobilisation des acteurs locaux est indéniable, les résultats montrent que beaucoup reste à faire. La promesse d’une France accessible à tous semble encore un rêve lointain, étouffé par des chiffres qui ne laissent guère de place à l’optimisme.
Source : Cerema, DGITM, Délégation Ministérielle à l’Accessibilité
