Malade de la thyroïde : « J’en veux à ceux qui nous ont dit qu’on ne risquait rien après Tchernobyl »

Malade de la thyroïde : « J’en veux à ceux qui nous ont dit qu’on ne risquait rien après Tchernobyl »

Quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, les habitants du Jura, l’une des régions les plus touchées par les retombées radioactives en France, continuent de vivre avec des séquelles. En 1986, cette zone a été gravement affectée par les conséquences de l’accident survenu en Ukraine, à plus de 2 000 km, et en 2026, les stigmates de cette tragédie persistent.

Chantale Garnier, co-présidente de l’Association française des malades de la thyroïde, se retrouve souvent sollicitée à l’approche de cette date anniversaire. Elle témoigne des difficultés rencontrées par les malades, en particulier ceux souffrant de troubles thyroïdiens, qui sont souvent associés aux retombées radioactives. Bien qu’elle ait été réticente à s’exprimer publiquement dans le passé, elle s’est habituée à faire entendre la voix des malades à travers divers médias, y compris des reportages télévisés et des documentaires.

Les retombées radioactives de Tchernobyl ont eu des effets à long terme sur la santé des populations, en particulier sur la thyroïde. Des études ont montré une augmentation des cas de cancers thyroïdiens dans les zones touchées, notamment chez les jeunes enfants et les adolescents exposés à la radioactivité.

En dépit des assurances initiales selon lesquelles il n’y avait pas de risque pour la santé, de nombreuses personnes se sentent trahies par ces affirmations. La résilience des malades et leur volonté de sensibiliser le public sur les conséquences de la catastrophe sont aujourd’hui plus que jamais mises en avant par des figures comme Chantale Garnier.

Source :

Le Progrès, Jennifer Millet.

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