
J’espère que l’Iran retrouvera sa liberté : la légende du tennis Mansour Bahrami se confie
Mansour Bahrami, légende du tennis international, évoque avec émotion son départ d’Iran en 1980, alors que le pays était frappé par la révolution islamique. Né à Arak, au sud-ouest de Téhéran, il vit en France depuis de nombreuses années et en est devenu citoyen en 1989. Il suit de près l’actualité de son pays d’origine, particulièrement en ce moment, alors que la situation en Iran est marquée par des tensions croissantes.
Récemment, une campagne de bombardements menée par les États-Unis contre les gardiens de la révolution a été annoncée, un tournant après des décennies de répression. Bahrami exprime son espoir de voir un Iran libre et heureux, un souhait qui le motive depuis des années.
Dans une interview, il se remémore son arrivée sur la Côte d’Azur : « C’était il y a 46 ans, je me souviens parfaitement de la date de mon vol entre Téhéran et Nice le 8 août 1980. Je voulais jouer au tennis, c’était toute ma vie. » Avant la révolution, il décrit l’Iran comme un « paradis sur Terre », où les gens étaient libres de pratiquer leur religion sans crainte.
Aujourd’hui, Bahrami souligne que les Iraniens se battent depuis quatre décennies pour leur liberté et leur démocratie. « C’est vraiment très difficile la vie en Iran, alors que l’on parle d’un des pays les plus riches du monde. » Il déplore que les soulèvements du peuple iranien, qui se produisent tous les deux ou trois ans, soient systématiquement réprimés dans le sang.
Concernant les récentes frappes américaines, il déclare que la guerre n’est jamais une solution, mais certains en Iran se sentent « condamnés à mourir » et espèrent qu’une aide extérieure pourrait être bénéfique. Bahrami exprime son inquiétude pour sa famille restée en Iran, avec qui il n’a pas pu communiquer depuis plusieurs jours en raison de coupures de communication.
Il évoque également la vie difficile des Iraniens, malgré les richesses du pays. « Il y a une hypocrisie totale », dit-il, soulignant que les gens prient tout en vivant dans la misère. Bahrami conclut en affirmant son désir de voir l’Iran retrouver sa liberté avant sa mort, espérant qu’un changement de régime pourrait permettre aux Iraniens de vivre dignement.
Mansour Bahrami reste un porte-parole pour ceux qui sont coupés du monde, s’efforçant de faire entendre leur voix.
Source : Nice Matin



