
Mise en examen pour usurpation d’identité au sein d’un service illégal
Un jeune homme de 19 ans a été mis en examen à Paris pour avoir créé un site frauduleux dénommé « C3N Backup », qui usurpait le nom de l’unité cyber de la gendarmerie française, le Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N). Selon le parquet de Paris, l’individu a été placé en détention provisoire le 14 mai, après son interpellation à son retour de vacances en Thaïlande.
Un service illégal de recherche d’identité
Le site, accessible par une archive en ligne, proposait un service de « recherche d’identité » en collectant des données nominatives, des numéros de téléphone, des adresses e-mail, ainsi que des plaques d’immatriculation. Bien que certains éléments de recherche puissent rappeler un annuaire classique, l’aspect du site indiquait clairement son caractère illégal.
Les autorités expliquent que « C3N Backup » était un site de « lookup », fournissant de nombreuses informations sensibles sur les personnes recherchées, telles que des adresses postales, des identifiants bancaires, des données médicales, et même des informations sur la détention d’armes à feu.
Une menace pour la sécurité des données
Ces informations peuvent être exploitées par des criminels pour mener des escroqueries, notamment celles ciblant les victimes de fuites de données. Le parquet a souligné que ce type de service alimente les arnaques au faux conseiller bancaire, ainsi que d’autres méthodes de phishing.
Le site a été découvert grâce à une surveillance internet menée par les gendarmes de l’Unité nationale cyber. Il était également associé à un canal Telegram, lancé en janvier 2026, qui offrait plus de 2000 services, y compris la vente d’identifiants de connexion à des applications bancaires, souvent pour des montants avoisinant les cinquante euros en crypto-actifs.
Source : ZDNET





