Surmortalité estivale : la Bourgogne-Franche-Comté enregistre le taux le plus élevé.
Surmortalité en Bourgogne-Franche-Comté : 140 décès supplémentaires cet été
Avec 140 décès au-delà de la moyenne, la Bourgogne-Franche-Comté est la région enregistrant la pire surmortalité entre le 27 juillet et le 20 août 2026, au cœur de cet été caniculaire et très sec.
Entre le 27 juillet et le 20 août, au cours de la vague de chaleur historique qui s’est abattue sur toute la France cet été, 817 décès « en excès » ont été recensés, selon une étude de Santé Publique France publiée le 17 septembre. La Bourgogne-Franche-Comté a ainsi enregistré 10 % de morts supplémentaires par rapport à la moyenne habituelle, les pouvoirs publics ayant initialement prévu 1 354 « décès attendus », un chiffre qui a finalement atteint 1 494.
Tous territoires confondus, 51 % des décès se sont produits à l’hôpital, 25 % à domicile et 20 % en EHPAD durant cette période. Toutefois, ces chiffres ne fournissent pas encore une vue d’ensemble sur les effets des vagues de chaleur de l’été 2026. Santé Publique France précise que « l’estimation finale de l’excès de mortalité consolidée sur l’ensemble de l’été et détaillée par vague de chaleur sera présentée dans le bilan estival produit après la période de surveillance ».
Cet été est le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec 8 000 décès en excès notifiés entre le 24 mai et le 20 août. La question de combien parmi ces décès sont directement attribuables à la canicule demeure à éclaircir. Pour comparaison, lors de la canicule historique de 2003, plus de 14 000 décès supplémentaires avaient été enregistrés en France entre le 1er et le 20 août.
Source : Santé Publique France.
