Suppressions d’emplois : la CGT alerte sur une accélération inquiétante dans l’industrie

Suppressions d’emplois : la CGT alerte sur une accélération inquiétante dans l’industrie

Le nombre de plans de suppressions d’emplois continue de grimper en France. Selon la CGT, plus de 500 plans ont été recensés en moins de trois ans, touchant particulièrement le secteur industriel. Le syndicat appelle l’État à intervenir davantage face à ce qu’il considère comme une crise structurelle.

Entre septembre 2023 et le 17 mars 2026, 546 plans de suppression d’emplois ont été identifiés sur le territoire français. Ce chiffre marque une nette progression, puisque le syndicat en dénombrait encore 450 à l’automne dernier. En six mois, près d’une centaine de nouveaux plans sociaux sont venus s’ajouter à la liste, témoignant d’une dynamique jugée préoccupante. Au total, 126 233 emplois ont été menacés ou supprimés durant cette période, selon les données compilées par l’organisation.

L’industrie est particulièrement touchée par ces restructurations, concentrant à elle seule plus d’un tiers des emplois concernés, soit plus de 55 000 postes. En effet, 75 % des plans de suppressions d’emplois recensés touchent des sites industriels, avec 411 implantations identifiées. Les secteurs de la chimie, de la métallurgie et de l’agroalimentaire sont notamment concernés par ces difficultés.

La CGT souligne que cette situation illustre une désindustrialisation persistante, malgré les discours politiques visant à relancer la production en France. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte international marqué par une concurrence accrue, la transition énergétique et des mutations technologiques.

La tenue des assises de la CGT à Pont-de-Claix, en Isère, met en lumière le dossier Vencorex, une entreprise chimique dont la liquidation a entraîné la perte de 400 emplois au printemps 2025. Ce dossier est devenu emblématique pour le syndicat, qui dénonce les décisions prises par le tribunal des activités économiques de Lyon, ayant récemment rejeté une offre de reprise partielle de l’activité.

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a critiqué cette décision, évoquant une “casse organisée” de l’industrie française et un manque de transparence dans le fonctionnement des juridictions commerciales. Face à cette situation, le syndicat appelle à une intervention plus forte des pouvoirs publics, notamment par la création d’une commission d’enquête sur le rôle des tribunaux de commerce.

Pour la CGT, il est urgent de repenser les mécanismes de protection de l’emploi et de soutien à l’industrie, alors que le débat sur l’avenir de l’industrie française et la protection des travailleurs devient plus que jamais d’actualité.

Source : CGT

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