« Ce parc, on va le lancer » : coup d’accélérateur pour les projets d’éoliennes flottantes en Bretagne
Le préfet de Bretagne, Franck Robine, a annoncé lors de la conférence régionale mer et littoral, le mardi 28 avril, le lancement imminent de projets d’éoliennes flottantes. L’État prévoit de lancer, en mai, un grand appel d’offres pour la création de dix nouveaux champs éoliens au large des côtes françaises.
Parmi ces projets, deux concernent la Bretagne, suscitant des oppositions significatives. Le premier, en Bretagne Nord-Ouest, se situe en baie de Morlaix (29) et Lannion (22). Ce projet, évalué à trois milliards d’euros d’investissements, a été revu à la baisse depuis sa présentation, avec une puissance désormais estimée à 1,2 GW pour environ 70 éoliennes, réparties sur une zone de 235 km², à 16 km de l’île de Batz et à 18 km de Roscoff.
« Le résultat de la consultation », souligne le préfet
Le préfet a précisé que la réduction de la zone d’implantation est le résultat direct des consultations avec les parties prenantes, notamment les pêcheurs, dont l’opposition a été significative. Entre 50 et 100 navires professionnels sont concernés par la zone BNO, et le conseil régional insiste sur la compatibilité entre la pêche et le déploiement des éoliennes.
Les discussions ont conduit à un resserrement de la zone d’implantation, réduisant l’impact sur trois espaces de pêche et libérant la ligne de ferry Roscoff-Cork. La visibilité maritime a également été améliorée de 35 % grâce à un recul de 2 km de l’implantation par rapport à la côte. Cependant, le préfet a indiqué que pour des raisons techniques et économiques, il n’est pas possible de reculer indéfiniment.
La concertation va se poursuivre
Le projet dépendra de l’industriel retenu par l’État début 2027, et une période de cinq à six ans de travail sera nécessaire avant d’obtenir un projet définitif. Le président du conseil régional, Loïg Chesnais-Girard, a souligné la nécessité de continuer les consultations, notamment sur l’impact des travaux sur la pêche.
Le projet au sud de la Bretagne, qui prévoit 500 GW au large de Belle-Ile, est également confirmé et inclus dans le futur appel d’offres, malgré les oppositions persistantes. La situation reste éminemment politique, avec une forte résistance de la droite régionale, qui dénonce un projet jugé non nécessaire pour la Bretagne.
Sources : Le Télégramme





