Strasbourg : Étudiants et travailleurs unis contre le « Bienvenue en France » de l’extrême droite !
Le fait principal
Ce lundi 14 septembre, l’université de Strasbourg a vu naître un premier comité d’action contre la loi « Bienvenue en France », réunissant une cinquantaine de personnes, dont des étudiants et des travailleurs. L’objectif : s’opposer à une réforme jugée xénophobe qui augmente les frais d’inscription pour les étudiants étrangers.
Ce qui s’est passé
Le comité, composé de militants de diverses organisations étudiantes et de travailleurs de l’université, a été constitué pour contrecarrer les effets de la loi « Bienvenue en France », qui a déjà conduit à la suppression des APL pour les étudiants étrangers. Les discussions ont révélé des conséquences tragiques, avec des étudiants incapables de payer leurs frais d’inscription, certains perdant même leur droit de séjour. L’absence de volonté de négociation de la présidence, qui a été pionnière dans l’application de cette loi, a été unanimement dénoncée.
Le contexte
Cette mobilisation s’inscrit dans un climat de tensions raciales exacerbées, notamment avec le projet d’interdiction du voile par le RN. La loi « Bienvenue en France » est perçue comme une continuation des politiques néocoloniales et d’austérité qui frappent particulièrement les étudiants issus des anciennes colonies françaises. La précarité croissante des étudiants étrangers est un reflet des politiques gouvernementales qui privilégient les intérêts économiques au détriment de l’accès à l’éducation.
Les chiffres à retenir
– Une cinquantaine de personnes ont assisté à la première réunion du comité.- Près de 900 000 vues sur Instagram pour une action précédente contre cette loi.- Des milliers d’étudiants ont déjà été contraints d’abandonner leurs études à cause de l’impossibilité de payer leurs frais d’inscription.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière l’hypocrisie d’un gouvernement qui prétend défendre l’égalité tout en imposant des barrières financières aux étudiants étrangers. Les doubles discours du RN et du gouvernement sur l’inclusion et l’égalité d’accès à l’éducation sont Alors que l’on parle de solidarité nationale, on constate que certaines nationalités sont clairement moins bien traitées que d’autres.
Ce qu’il faut retenir
La résistance s’organise à Strasbourg contre une loi qui fragilise encore davantage les étudiants étrangers. L’union entre étudiants et travailleurs pourrait bien devenir le fer de lance d’une mobilisation plus large, alors que la date de la mobilisation nationale approche. L’avenir de l’éducation supérieure en France est en jeu, et les acteurs de ce combat sont déterminés à ne pas laisser les politiques xénophobes s’installer durablement.
