Libération du logisticien des attentats : un cadeau empoisonné pour la mémoire des victimes !
Le fait principal
Mohamed Bakkali, condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour son rôle de logisticien dans les attentats du 13 novembre 2015, pourrait bénéficier d’une libération conditionnelle en Belgique. Une décision qui suscite l’indignation des victimes des attaques.
Ce qui s’est passé
Incarcéré en Belgique, Bakkali a déjà profité de plusieurs congés pénitentiaires. Le droit belge lui permet d’espérer une sortie de prison sous surveillance électronique. Les victimes des attentats, qui ont causé la mort de 130 personnes, ont exprimé leur désaccord face à cette éventualité, qualifiant la situation d’« affront à la douleur des victimes ».
Le contexte
En France, Bakkali n’aurait pas pu sortir avant 2035, mais les règles belges sont plus laxistes. Le ministre de la Justice français, Gérald Darmanin, a écrit à son homologue belge pour exprimer son soutien aux victimes, soulignant que cette libération anticipée serait inacceptable. Le tribunal d’application des peines de Bruxelles doit examiner la demande de Bakkali le 29 septembre.
Les chiffres à retenir
- 30 ans de réclusion criminelle pour Bakkali.
- 130 victimes des attentats du 13 novembre 2015.
- Six congés pénitentiaires déjà accordés à Bakkali.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière les différences de législation entre la France et la Belgique. Alors que le gouvernement français tente de défendre la mémoire des victimes, les règles belges semblent favoriser la réinsertion rapide des criminels, même ceux impliqués dans des actes terroristes. Une incohérence qui pourrait alimenter le discours de l’extrême droite, toujours prompte à dénoncer une « laxisme » judiciaire, tout en se gardant bien de critiquer les fondements mêmes de ces lois.
Ce qu’il faut retenir
La possible libération de Mohamed Bakkali soulève des questions éthiques et légales, tout en provoquant une onde de choc parmi les victimes des attentats du 13 novembre. La tension entre la justice et la mémoire des victimes est palpable, et les conséquences politiques de cette affaire pourraient être significatives.
Source : Ouest-France
