Starbucks ferme des cafés en Amérique du Nord : l’ironie d’un empire qui se tasse sous la pression.
Le fait principal
Starbucks, le géant américain du café, a annoncé la fermeture d’environ 250 de ses établissements en Amérique du Nord d’ici la fin de la semaine, dans un contexte de restructuration stratégique après des années de difficultés financières.
Ce qui s’est passé
Mike Grams, directeur des opérations de Starbucks, a précisé dans un message aux employés que la décision de fermer ces cafés était due à des performances jugées insuffisantes. Au total, ce sont près de 1% des plus de 18.000 cafés en Amérique du Nord qui sont concernés. Cette restructuration, qui s’inscrit dans le plan « Back to Starbucks » du PDG Brian Niccol, inclut également la simplification des menus et la rénovation de 1.500 boutiques d’ici la fin de l’année. L’annonce a provoqué une réaction immédiate du syndicat Starbucks Workers United, représentant plus de 12.000 baristas, qui a qualifié ces fermetures de « trahison » envers les employés et les clients. Le syndicat, engagé dans un bras de fer avec la direction pour obtenir un accord social, a dénoncé la direction pour son refus de finaliser un accord équitable.
Le contexte
Starbucks a été confronté à des défis financiers croissants, entraînant une réduction de son réseau. En juin 2026, le groupe comptait 18.371 établissements en Amérique du Nord, soit une baisse de 2% par rapport à l’année précédente. Les fermetures annoncées s’ajoutent à la suppression de 900 postes administratifs en 2025, illustrant les tensions croissantes entre la direction et les employés.
Les chiffres à retenir
– 250 cafés fermés, représentant environ 1% du réseau.- 300 millions de dollars de charges liées aux fermetures (indemnités, dépréciations, résiliations).- 18.371 cafés en Amérique du Nord au 28 juin 2026.- 41.304 boutiques dans le monde, dont 67% franchisées.
Ce que cela révèle
Cette annonce met en lumière les contradictions du plan « Back to Starbucks », qui promettait un retour aux valeurs fondamentales de l’entreprise tout en se traduisant par des fermetures massives. Les employés, déjà en lutte pour de meilleures conditions, voient leur situation se détériorer. Le discours de la direction, axé sur l’amélioration de l’expérience client, semble se heurter à une réalité bien moins reluisante. Les promesses de croissance internationale ne compensent pas la perte d’emplois et la fermeture de lieux emblématiques.
Ce qu’il faut retenir
Starbucks se retrouve à un tournant critique : entre promesses de renouveau et réalités amères, la direction semble perdre de vue ses employés et ses clients. Ces fermetures, loin d’être simplement des ajustements stratégiques, révèlent un malaise profond au sein de l’entreprise. La lutte pour un accord social équitable n’a jamais été aussi pressante.
Source : TV5MONDE
