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Ce qui nous a marqués, c’est la situation des femmes face à la loi
En déplacement à Nouméa, Maiana Bambridge, présidente du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) de Polynésie française, mène une mission de comparaison des dispositifs de prise en charge des violences intrafamiliales. Engagée depuis longtemps sur les questions de santé et de protection des familles, elle est accompagnée de deux rapporteurs pour analyser la situation calédonienne et identifier des pistes d’amélioration communes.
Les similitudes entre la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie en matière de violences intrafamiliales sont préoccupantes. Selon Maiana Bambridge, une femme sur trois est victime de violence en Polynésie. Elle souligne que les causes de cette violence sont similaires dans les deux territoires, principalement liées à l’alcool et aux stupéfiants.
L’éloignement géographique complique également la prise en charge des victimes. La Polynésie compte 118 îles habitées, dispersées sur une vaste étendue, rendant difficile l’accès aux services de soutien. Une femme victime de violence à Tahiti bénéficie de signalements et de prises en charge, tandis que celles vivant sur des îles isolées n’ont pas les mêmes droits.
En matière de prise en charge, des dispositifs similaires existent, comme le téléphone grave danger. Cependant, la Nouvelle-Calédonie dispose d’un foyer d’accueil pour hommes, destiné à éloigner les auteurs de violences, ce qui n’existe pas en Polynésie.
Un autre point marquant est la situation des femmes face à la loi. Alors que la loi s’applique uniformément, la loi coutumière, qui n’existe pas en Polynésie, pose des problèmes supplémentaires en Nouvelle-Calédonie.
Maiana Bambridge conclut qu’il est essentiel de construire ensemble, d’échanger sur les problématiques communes et d’identifier des solutions à mutualiser. Elle repart de cette mission avec de nouvelles idées pour avancer dans la lutte contre les violences intrafamiliales.
Source : La 1ère.


