Déjà des signes de sécheresse malgré une pluviométrie supérieure à la normale

Alors que le département de l’Indre fait face à des signes de sécheresse malgré une pluviométrie importante, Jacques Lucbert, coprésident d’Indre Nature, était l’invité d’ICI Berry ce lundi 11 mai. Il a abordé les enjeux climatiques et sanitaires actuels.

Bien que l’Indre ait enregistré une pluviométrie globalement supérieure à la normale depuis le début de l’année, le territoire présente déjà des signes précoces de sécheresse. Ce phénomène est attribué à des températures anormalement élevées, se situant deux à trois degrés au-dessus des moyennes saisonnières, ce qui favorise une évapotranspiration accrue d’une végétation ayant démarré son cycle très tôt. Selon Jacques Lucbert, « on observe déjà des signes de sécheresse, notamment avec un taux d’humidité des sols particulièrement bas, et des débits très faibles dans un certain nombre de cours d’eau. »

La situation s’aggrave également en ce qui concerne la qualité de l’eau. La pollution aux nitrates constitue une préoccupation majeure pour le territoire, désormais classé en zone vulnérable sur presque l’ensemble de sa surface. Jacques Lucbert a précisé qu’environ 6 % de la population reçoit de temps à autre une eau dépassant la norme autorisée de 50 milligrammes par litre. Deux captages, concernés par ces dépassements récurrents, se trouvent à Déols et Buzançais.

Enfin, l’association Indre Nature a récemment été la cible d’une attaque revendiquée par la Coordination rurale, entraînant des dégâts estimés à plus de 20 000 euros. Jacques Lucbert a indiqué que l’association a porté plainte et que la situation suit son cours sur le plan judiciaire.

Ces éléments soulignent l’importance d’une vigilance accrue face aux enjeux environnementaux qui touchent le département de l’Indre.

Source : ICI Berry.

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