Andrew exclu du trône ? Comment fonctionne la succession royale au Royaume-Uni

Andrew exclu du trône ? Comment fonctionne la succession royale au Royaume-Uni

La famille royale britannique est de nouveau sous les projecteurs. Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a exprimé son soutien, le 23 février, aux appels visant à retirer le prince Andrew de l’ordre de succession au trône britannique, suite à son arrestation dans le cadre de l’affaire Epstein. Dans une lettre adressée à son homologue britannique, Keir Starmer, il a affirmé que son « gouvernement accepterait toute proposition visant à le retirer de la ligne de succession royale ».

Malgré la perte de ses titres princiers, Andrew, fils de la reine Elizabeth II et frère du roi Charles III, reste en huitième position dans l’ordre de succession. Son rang n’a pas été modifié, même en dépit des scandales qui l’entourent. Cela soulève des questions sur le fonctionnement de la succession royale au Royaume-Uni.

Les règles de succession actuelles trouvent leurs origines dans les bouleversements constitutionnels du XVIIe siècle, notamment la Déclaration des droits de 1689. À cette époque, le Parlement a offert le trône à Marie II et à son époux Guillaume III, tous deux protestants, établissant ainsi le rôle central du Parlement dans l’organisation de la succession. Ce dernier est le seul à pouvoir écarter un héritier, comme cela pourrait être le cas pour Andrew, ou un souverain en cas de crime grave ou d’incapacité manifeste à régner.

En 1701, l’Acte d’établissement a précisé que seuls les héritiers anglicans peuvent accéder à la Couronne. Le souverain, en tant que gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, doit être en communion avec cette dernière et l’Église d’Écosse, et il lui est interdit d’épouser une personne catholique.

Historiquement, la succession était régie par la primauté masculine, où les fils l’emportaient sur les filles. En 2013, la situation a évolué avec l’adoption de l’Acte de succession à la Couronne, qui a instauré la primogéniture absolue. Désormais, l’aîné des enfants du souverain hérite du trône, qu’il soit fille ou garçon. Cette loi a également levé l’exclusion des personnes mariées à des catholiques romains de l’ordre de succession, tout en maintenant l’obligation pour le monarque d’être anglican.

Il est important de noter que le conjoint d’un souverain ne peut hériter du trône simplement par le mariage. L’époux d’une reine régnante n’est ni couronné ni oint comme roi régnant, et l’épouse d’un roi ne devient pas souveraine à la mort de son mari. Ils reçoivent uniquement le titre de « consort ».

La question de l’exclusion d’Andrew de la ligne de succession pourrait donc dépendre d’une décision parlementaire, soulignant le rôle crucial de cette institution dans la monarchie britannique.

Source : La Croix

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