“C’est comme si je lui retirais sa came” : une plainte collective est déposée contre TikTok pour “abus de faiblesse”

Une plainte collective déposée contre TikTok pour “abus de faiblesse”

Ce lundi 11 mai, un collectif de 16 familles a déposé une plainte auprès du parquet de Paris contre le réseau social TikTok, accusé d’“abus de faiblesse”. Représentées par l’avocate Laure Boutron-Marmion, ces familles, regroupées sous le nom “Algos Victima”, affirment que TikTok exploite les vulnérabilités des enfants. L’avocate évoque une “urgence sanitaire” pour modérer les contenus diffusés sur la plateforme.

Parmi les familles concernées, cinq ont perdu leur fille par suicide, tandis que les autres enfants sont confrontés à des problèmes de santé mentale, tels que la dépression, l’anorexie ou des idées suicidaires. Christelle, dont la fille de 15 ans souffre de troubles alimentaires, témoigne de la détresse engendrée par l’utilisation de TikTok. Sa fille, Léa (prénom d’emprunt), a commencé à utiliser la plateforme à l’âge de 12 ans, où elle a été exposée à des vidéos promouvant des standards de beauté malsains. Christelle déclare : “En tant que maman, je voyais la mort planer au-dessus de ma fille, c’était insoutenable.”

Christelle a d’abord perçu TikTok comme un espace récréatif, sans réaliser l’impact négatif des contenus. Elle évoque la lutte quotidienne pour aider sa fille, prise au piège d’une addiction au réseau social. “C’est presque son meilleur ami, alors qu’on fait tout pour la sortir de là […] Là, c’est elle et TikTok”, déplore-t-elle. Elle se sent coupable et se demande comment gérer cette situation, exprimant sa peur de devoir retirer l’accès à la plateforme, qu’elle compare à retirer de la drogue à un dépendant.

Léa, âgée de 15 ans, reste fragile et ne semble pas consciente des dangers que représente TikTok.

Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des réseaux sociaux dans la protection des jeunes utilisateurs face à des contenus potentiellement nuisibles.

Source : France Info.

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