
Saint-Étienne : Un homme sous interdiction de contact retrouvé chez son ex-compagne
Alain (prénom d’emprunt), la cinquantaine, a été interpellé par les forces de l’ordre au domicile de son ex-compagne à Saint-Étienne, malgré une ordonnance de protection qui lui interdit tout contact avec elle. Cette mesure a été mise en place à la suite de la demande de sa compagne, qui a exprimé des inquiétudes quant à sa sécurité.
L’homme affirme sa bonne foi, déclarant : « J’avais le droit ! L’interdiction n’était valable que pour six mois, jusqu’en novembre 2025. » Toutefois, la présidente du tribunal lui a rappelé que l’ordonnance de protection demeure en vigueur tant qu’une procédure de divorce est engagée. Alain a réagi en qualifiant cette information de « détail subtil » conçu pour « envoyer les gens en prison ».
Le comportement d’Alain a également été noté lors de l’audience, où il est apparu en peignoir, refusant de s’habiller, tout en se plaignant de l’intervention de tiers dans sa relation de longue date de vingt-six ans. Bien que le couple ait manifesté des signes de réconciliation, la procureure a demandé une peine de huit à dix mois de prison ferme, soulignant que l’interdiction de contact reste applicable.
Me Sarah Theilliere, l’avocate de la défense, a dénoncé la situation d’Alain, qui se trouve en détention provisoire alors que son ex-compagne a exprimé son désir de le voir revenir. Elle a également noté qu’elle s’était opposée à son interpellation par les policiers.
Finalement, le tribunal a décidé de relaxer Alain au bénéfice du doute, tout en lui rappelant qu’il doit respecter l’interdiction de contact. Alain a alors plaidé pour sa libération en arguant que son incarcération représente un « gaspillage d’argent du contribuable ».
Cette affaire soulève des questions sur la complexité des ordonnances de protection et leurs implications pour les couples en instance de séparation.
Source : Le Progrès




