Le rugby a tissé des liens : rencontre avec les trois frères du RCO
Le Rugby Club Orléans (RCO) se prépare à affronter Rumilly ce dimanche en quart de finale de Nationale 2, un événement qui promet d’être riche en émotions. Une particularité rare attire l’attention : le club compte dans ses rangs non pas deux, mais trois frères. Bastien (24 ans), Baptiste (22 ans) et Augustin Pingot (19 ans) représentent une fratrie unie par la passion du rugby.
Les Pingot, originaires de Montargis, ont grandi dans l’est du Loiret où ils se sont naturellement tournés vers le rugby dès leur enfance. Dans les tribunes du stade Marcel-Garcin, leurs parents seront présents pour soutenir leurs fils, une image familière pour cette famille qui a vu ses membres évoluer sur le terrain.
Bastien évoque l’importance de jouer ensemble : « C’est vraiment spécial. Quand tu es sur le terrain, tu ne t’en rends pas compte, mais après, tu réalises à quel point c’est incroyable. » Ce sentiment résonne avec leurs souvenirs d’enfance, où ils jouaient dans le jardin familial, fatigués mais heureux après de longues journées de jeu.
Le rugby, une affaire de famille chez les Pingot
Les rôles des frères sur le terrain sont bien définis : Bastien et Baptiste sont ailiers, tandis qu’Augustin joue en arrière. Ce choix semble logique dans une famille où le rugby est une tradition, puisque leur père, leur oncle et leur grand-père ont également été joueurs. Bastien, qui a commencé le rugby à 11 ans, a été entraîné par son cadet, Baptiste, qui a initié la fratrie à ce sport.
Des liens renforcés par le rugby
Les frères témoignent d’une bonne entente, même si cela n’a pas toujours été le cas. Augustin se souvient de la concurrence et des chamailleries de leur enfance, mais il constate que le rugby a renforcé leurs liens. Dans un club où l’ambiance est familiale, cette fratrie se sent à sa place. Bastien souligne : « On est frères et on est potes, je rigole avec eux comme avec mes copains. »
Leur complicité se manifeste même en dehors du terrain, où ils préfèrent déconnecter du rugby en jouant à des jeux de société. Baptiste avoue que le Monopoly est à éviter, car « c’est la guerre pour la rue de la paix. »
Un soutien inconditionnel malgré les blessures
Leur mère, présente lors des matchs, ressent une inquiétude naturelle face aux risques de blessures. Augustin, qui a récemment été contraint de mettre fin à sa saison en raison d’une blessure au genou, ne manquera toutefois pas de soutenir ses frères lors de cette importante rencontre.
Le RCO, avec ses joueurs passionnés et une ambiance familiale, illustre comment le rugby peut tisser des liens forts, non seulement entre frères, mais aussi au sein d’une communauté.
Source : Le Rugby Club Orléans





