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Un seul monde, mille résistances

Un seul monde, mille résistances : table ronde sur les droits des femmes à Montréal

Le 15 avril dernier, l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM) a organisé une table ronde intitulée Un seul monde : Alliances et résistances pour les droits des femmes – regards croisés sur les résiliences féministes haïtiennes, palestiniennes et autochtones d’Amérique latine. Cet événement a mis en lumière les enjeux contemporains concernant les droits des femmes à l’échelle mondiale, en soulignant les tensions et les luttes concrètes qui les traversent.

La modératrice, Julie Desrosiers, a ouvert la discussion en citant l’artiste et activiste Madame Landy : « I don’t want our identity to be defined according to how oppressed we are. » Cette citation a servi de fil conducteur tout au long des interventions, affirmant que les violences subies par les femmes coexistent avec des formes de résistance.

Les intervenants ont souligné que les droits des femmes font face à une offensive organisée de mouvements dits « anti-genre », qui influencent les politiques publiques et les médias, tant au Nord qu’au Sud. Dans ce contexte, aborder les droits des femmes devient un acte politique essentiel.

Marie-Claude Savard a présenté le cas d’Haïti, mettant en exergue les limites des approches traditionnelles de la sécurité, souvent réduites à une dimension physique. Elle a mentionné que, bien que la violence armée soit préoccupante à Port-au-Prince, l’insécurité pour les femmes est également politique, judiciaire, économique, médicale et sociale. Savard a noté que les missions de stabilisation des Nations unies, comme la MINUSTAH, ont parfois contribué à générer d’autres formes de violence, en particulier sexuelle.

Katrina Leclerc, intervenant depuis le siège des Nations unies à New York, a abordé la question des alliances, en s’interrogeant sur ce que signifie réellement être un allié. Elle a mis en garde contre les dynamiques de domination qui peuvent se cacher derrière les discours de solidarité, soulignant l’importance d’écouter les voix locales, notamment celles des femmes touchées par les conflits.

Fernanda Sigüenza-Vidal a examiné la lutte des femmes autochtones face à l’extractivisme en Amérique latine et au Canada. Elle a identifié le leadership des femmes comme crucial pour défendre leurs territoires et a évoqué la violence partagée qui transcende les frontières.

Enfin, Eunice Eliazar a discuté de la diplomatie féministe dans le contexte québécois, en soulignant le rôle que peuvent jouer des acteurs comme le Québec sur la scène internationale. Elle a questionné la manière de traduire les engagements féministes en politiques concrètes à tous les niveaux de gouvernance.

Les discussions de cette table ronde ont révélé la complexité des luttes féministes contemporaines, où les alliances sont nécessaires pour renforcer les résistances. Ces luttes, qu’elles soient stratégiques de survie en Haïti, mobilisations féministes en Palestine ou initiatives institutionnelles à Montréal, rappellent que les femmes ne sont pas seulement des victimes, mais des actrices centrales du changement.

En conclusion, cette rencontre a mis en évidence que, dans un monde confronté à de multiples crises, les luttes pour les droits des femmes sont au cœur des rapports de pouvoir qui structurent nos sociétés. Il n’y a pas de justice globale sans justice pour les femmes.

Source : Institut d’études internationales de Montréal (IEIM).

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