
Repas à 1 euro : un défi logistique pour les restaurants universitaires
Le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) a eu moins de trois mois pour s’organiser afin de généraliser le repas à 1 euro pour les étudiants, une mesure qui entre en vigueur dans les restaurants et cafétérias universitaires dès ce lundi. Ce changement vise à répondre à un besoin croissant d’accessibilité alimentaire pour les étudiants.
Les restaurants universitaires doivent se préparer à accueillir un volume supplémentaire d’étudiants, alors que beaucoup d’entre eux sont déjà saturés. Bénédicte Durand, présidente du Cnous, indique qu’une augmentation de 12,5 % de la fréquentation est à prévoir. Cependant, cette hausse ne sera pas immédiate, car en mai, près de la moitié des étudiants sont absents du campus pour révisions ou stages.
Pour améliorer l’accueil des étudiants, plusieurs mesures ont été prises, notamment l’ajout de caisses et la généralisation de la carte de paiement Izly, qui permet un paiement plus rapide. Afin de réduire les files d’attente, le Cnous a également demandé aux établissements d’étaler les horaires de fin de cours.
Le gouvernement a alloué 50 millions d’euros pour 2026 afin de soutenir cette initiative, dont 35 millions pour compenser la perte de recettes des Crous, qui évaluent le coût d’un repas à 8-9 euros. Ces fonds serviront également à recruter 204 agents supplémentaires et à acquérir du matériel de restauration.
Les étudiants pourront continuer à choisir un plat et deux accompagnements, sans que la qualité ou la quantité ne soient affectées. Les mois restants de l’année universitaire serviront de période de rodage, tandis que le véritable test de cette initiative sera observé à la rentrée.
Source : DNA.



