
Polémique à Rennes autour du redéploiement des forces de l’ordre lors du 1er mai
À Rennes, la mobilisation du 1er mai a rassemblé plusieurs milliers de personnes au cours de deux manifestations. Comme chaque année, cette journée a nécessité d’importants dispositifs de sécurité, notamment la présence de la CRS 82 dans le centre-ville, particulièrement dans le quartier Sainte-Anne. Ce déploiement a suscité une controverse. Le syndicat Alliance Police nationale a déclaré sur X : « À Rennes, le 1er mai, nos collègues de la CRS 82 étaient en Opération ciblée coordonnée dans le quartier St Anne. » La députée LFI Marie Mesmeur a contesté cette présence, entraînant le redéploiement de la CRS 82 sur un autre secteur.
Marie Mesmeur, présente lors du rassemblement, a évoqué environ 4 000 manifestants mobilisés pour défendre les droits sociaux et dénoncer certaines orientations politiques. Elle a souligné le caractère populaire et revendicatif de cette journée, sans toutefois confirmer avoir demandé le retrait des forces de l’ordre.
La question se pose alors : une députée peut-elle réellement influencer le déplacement d’une unité de police ? En France, les décisions concernant le maintien de l’ordre relèvent exclusivement de l’État, sous l’autorité du préfet et mises en œuvre par la hiérarchie de la Police nationale. Une députée n’a pas de pouvoir hiérarchique sur les forces de l’ordre, mais peut contacter les autorités et exprimer son opposition. Bien que cela puisse parfois influencer la décision, celle-ci appartient toujours aux responsables de la sécurité publique.
Source : Rennes Infos Autrement.




