
La Métropole du Grand Paris fixe des objectifs ambitieux pour le développement durable
Lors du premier conseil métropolitain de la mandature, qui s’est tenu le 29 avril, Daniel Guiraud, 6e vice-président de la Métropole du Grand Paris (MGP), a présenté le rapport sur le développement durable 2025. Ce dernier met en avant des objectifs ambitieux visant à accélérer la transition énergétique.
La MGP a récemment adopté son nouveau Plan climat air énergie métropolitain (PCAEM), qui inclut des cibles telles que :
- Atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
- Réduire de 61 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de 90 % d’ici 2050 par rapport à 2005.
- Diminuer de 35 % les consommations énergétiques globales d’ici 2030 et de 55 % d’ici 2050.
- Intégrer 19 % d’énergies renouvelables et de récupération locale dans le mix énergétique d’ici 2040, et 40 % d’ici 2050.
- Raccorder 40 % des logements au réseau de chaleur.
- Atteindre 12 % de part modale vélo en 2028 et 20 % de véhicules particuliers électriques dans le parc en 2038.
- Garantir une qualité de l’air conforme à la réglementation en 2030.
- Assurer un territoire attractif et adapté aux évolutions climatiques.
En outre, la Métropole prévoit de planter 100 000 arbres dans les années à venir pour atteindre dix mètres carrés d’espaces verts par habitant, une nécessité soulignée par le fait que 95 des 130 communes de la Métropole souffrent d’un manque d’espaces verts.
Daniel Guiraud a également évoqué le rôle catalyseur que la Métropole souhaite jouer dans les projets locaux. Il a mentionné la création d’un Fonds énergie en 2023, doté de 100 millions d’euros jusqu’en 2030, ainsi qu’un Fonds biodiversité de 80 millions d’euros. Des initiatives comme l’appel à projets « Solarisation » et le programme Edurenov, en partenariat avec la Banque des Territoires, visent à soutenir la rénovation énergétique dans les établissements scolaires.
Concernant la Zone à faibles émissions (ZFE), Guiraud a critiqué le gouvernement pour sa participation au « backlash écologique », notamment à travers la suppression de cette zone. Il a indiqué qu’un recours avait été déposé devant le Conseil constitutionnel pour contester cette décision, soulignant l’importance de maintenir les dispositifs d’aide pour les ménages souhaitant changer de véhicule.
Les discussions au sein du conseil métropolitain mettent en lumière les enjeux cruciaux liés à la qualité de l’air et à la durabilité dans la région parisienne.
Source : Le Journal du Grand Paris






