
Publié le •Mis à jour
Le chef danois René Redzepi, cofondateur du restaurant Noma, a démissionné de son poste à la suite d’accusations d’abus et de maltraitance envers son personnel. Cette annonce intervient après le retrait des partenaires financiers qui devaient soutenir le restaurant éphémère de Los Angeles, dont Redzepi devait diriger les opérations, avec des repas à un prix avoisinant les 1 500 €.
Dans un message sur Instagram, Redzepi a exprimé : « Après plus de deux décennies à construire et diriger ce restaurant, j’ai décidé de me retirer. » Il a reconnu avoir travaillé pour devenir un meilleur dirigeant, mais a admis que les changements apportés n’effacent pas le passé. « Des excuses ne suffisent pas. J’assume la responsabilité de mes actes », a-t-il ajouté.
Un passé de violences
Les accusations contre Redzepi ont été amplifiées par des témoignages récents, notamment ceux de Jason Ignacio White, ancien responsable du laboratoire de fermentation de Noma, qui a dénoncé une culture de peur et d’exploitation au sein de l’établissement. Le New York Times a également publié une enquête révélant des cas de mauvais traitements, incluant des violences physiques et des humiliations publiques.
Redzepi fait face à des critiques concernant l’utilisation prolongée de stagiaires non rémunérés dans un restaurant qui a été classé à plusieurs reprises parmi les meilleurs au monde. À Los Angeles, des militants continuent de réclamer des conditions de travail justes et dénoncent des pratiques souvent considérées comme un « rite de passage » dans l’industrie de la restauration.
Source : Euronews




