Mercredi 6 mai 2026, le tribunal administratif de Montpellier a rejeté un recours de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) contre l’arrêté anti-mendicité du maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès. Cette décision, la première du nouvel édile, avait suscité une forte indignation.
À l’issue de l’audience, le juge a estimé qu’il n’existait pas de « doute sérieux sur sa légalité ». Barthès a justifié son arrêté en le présentant comme une réponse à des « troubles à l’ordre public ».
La LDH a dénoncé cet arrêté, affirmant qu’il visait à « chasser les personnes en situation de précarité » du centre-ville entre 11 heures et 23 heures, sans éléments concrets pour soutenir les accusations de troubles.
Le tribunal a, de son côté, souligné que « les troubles à l’ordre public liés à la mendicité agressive et à la consommation d’alcool sur la voie publique sont démontrés », mentionnant 80 interventions de la police municipale entre novembre 2025 et mars 2026.
Nathalie Tehio, présidente de la LDH, a exprimé son regret face à cette décision, qualifiant l’arrêté d’antisocial et affirmant que le recours au fond sera poursuivi, bien qu’une décision ne soit pas attendue avant un an. Ce recours sera examiné par le tribunal en formation collégiale en 2027.
Source : AFP





