
Deux sympathisants d’ultradroite interpellés à Nice pour violences post-électorales
Publié le 30/04/2026 à 17:52
Deux jeunes hommes, âgés d’une vingtaine d’années et déjà condamnés pour des faits de violence, ont été interpellés à Nice pour des actes de violence survenus lors d’une manifestation contre l’élection d’Éric Ciotti à la mairie. Le procureur de la République, Damien Martinelli, a précisé qu’ils sont poursuivis pour des charges de violences aggravées, d’association de malfaiteurs et d’infraction à la législation sur les armes, et qu’ils feront l’objet d’une comparution immédiate.
Le 23 mars, lendemain du second tour des élections municipales, la CGT spectacle avait organisé un rassemblement dans le Vieux-Nice pour mobiliser la gauche face à la victoire du candidat soutenu par le Rassemblement National. À l’issue de cette manifestation, des manifestants ont été attaqués par une vingtaine de jeunes hommes, habillés de noir et pour certains masqués. L’enquête a permis d’identifier un individu né en 2005, suspecté d’avoir commis des violences « pour un motif possiblement raciste » le 1er février dans le même quartier, ainsi qu’un autre homme né en 2002.
Des perquisitions effectuées les 28 et 29 avril ont conduit à la découverte d’autocollants et d’objets liés à Aquila Popularis, un groupuscule d’ultradroite basé à Nice. Les forces de l’ordre ont également saisi un poing américain chez le plus jeune et un arsenal plus conséquent chez le plus âgé, incluant une matraque télescopique, des munitions, des mitaines coquées, une baïonnette, ainsi que des insignes et objets nazis. Ce dernier a affirmé qu’il s’agissait d’une « simple collection ».
Les deux hommes ont nié leur affiliation à Aquila Popularis, le plus jeune se présentant comme membre de la Populaire Sud, un groupe de supporters ultras de l’OGC Nice. Bien qu’ils aient reconnu leur présence lors de l’événement du 23 mars, ils ont déclaré que leur intention était uniquement de « faire peur » aux manifestants. Le plus jeune a admis avoir porté des coups, mais a également affirmé avoir subi des violences.
Source : Franceinfo




