Comprendre à moitié le recul du français

Recul du français : Un rapport qui soulève des inquiétudes

Le premier rapport quinquennal du commissaire à la langue française, Benoît Dubreuil, intitulé Comprendre le recul, inverser les tendances, met en lumière une tendance préoccupante : le renforcement de l’anglais au détriment du français. Dubreuil souligne que l’anglais progresse sur presque tous les indicateurs, ce qui résulte d’une « asymétrie structurelle » permettant à l’anglais de maintenir ou d’accroître sa présence, tandis que le français recule.

Contexte factuel

Le rapport indique que l’assimilation linguistique joue un rôle crucial dans cette dynamique. L’apport de l’assimilation à l’anglais au Québec est neuf fois supérieur à celui du français. Ce déséquilibre favorise l’anglais comme langue principale à la maison, entraînant un rajeunissement de la population anglophone par rapport à la francophone. Les francophones et allophones anglicisés élèvent souvent leurs enfants en anglais, augmentant ainsi le poids de l’anglais au fil des générations.

Données ou statistiques

En 2021, la part de l’anglais dans l’assimilation des allophones a atteint 63,3 %, contre 61,3 % en 2016. Sur l’île de Montréal, le taux d’anglicisation des francophones âgés de 25 à 44 ans est de 7,3 %, tandis que chez les 15-24 ans, ce taux s’élève à 7,6 %. En 2021, Montréal comptait 55 000 francophones anglicisés, contre 22 000 anglophones francisés, ce qui représente une anglicisation nette de 33 000 francophones.

Conséquence directe

Cette dynamique d’assimilation pose des défis importants pour la pérennité de la langue française au Québec, suggérant la nécessité de mesures plus ambitieuses pour inverser cette tendance.

Source : Rapport de Benoît Dubreuil, Commissaire à la langue française.

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