
Sur le terrain de la recherche avec Venkat Mudiyam : Une spécialisation dans les parasites apicomplexes
Venkat Mudiyam, doctorant à l’Institut Pasteur de Lille, se consacre à l’étude des parasites apicomplexes, responsables de maladies telles que le paludisme et la toxoplasmose. Ses travaux se concentrent sur les mécanismes fondamentaux de la biologie de ces parasites, incluant leur multiplication et leur capacité à persister dans l’organisme.
Issu d’un parcours international, Mudiyam a obtenu un Bachelor of Engineering en biotechnologie en Inde. Il a ensuite rejoint un laboratoire en 2019 pour travailler sur le parasite du paludisme humain, Plasmodium falciparum. Initialement prévu pour un master à l’étranger, son projet a été perturbé par la pandémie de COVID-19, ce qui l’a conduit à rester un an de plus dans le laboratoire. Il a ensuite poursuivi un master en biologie cellulaire moléculaire à l’Université de Bonn, où il s’est penché sur divers sujets allant de la stabilité du génome à l’immunologie.
Son intérêt pour les parasites apicomplexes s’est renforcé au fil du temps. Mudiyam a contacté un ancien collègue de l’Institut Pasteur de Lille, ce qui a abouti à une collaboration avec Mathieu Gissot, son encadrant actuel. Ensemble, ils ont élaboré un projet de recherche sur une famille de facteurs de transcription appelés ApiAP2.
Mudiyam s’intéresse particulièrement à des parasites comme Plasmodium et Toxoplasma gondii. Il explique que leur biologie, leur capacité à envahir les cellules humaines et à échapper à la réponse immunitaire sont fascinantes. Ces parasites peuvent persister sous forme de kystes dormants, se réactivant ultérieurement pour provoquer des maladies.
L’équipe de Mudiyam explore comment ces parasites se multiplient et persistent dans l’organisme. La prolifération rapide d’un parasite comme Toxoplasma gondii peut entraîner des symptômes sévères, tandis que sa persistance pose des défis pour l’élimination de l’infection.
Mudiyam utilise des techniques avancées, comme la microscopie d’expansion ultrastructurale, pour étudier les mécanismes de régulation de la division cellulaire et de l’expression génique. Comprendre ces processus à une échelle microscopique est essentiel pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
En parallèle de ses recherches, Mudiyam est membre de l’Association des Jeunes de l’Institut Pasteur de Lille (YPL), qui favorise les échanges entre jeunes chercheurs et contribue à l’intégration des nouveaux arrivants dans l’institut.
Ces recherches sur les parasites apicomplexes pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques, en identifiant des vulnérabilités spécifiques qui pourraient être exploitées pour développer des traitements efficaces.
Source : Institut Pasteur de Lille



