
Réchauffement climatique : quelles conséquences de l’arrivée d’El Niño dans le Pacifique ?
Une influence mondiale
Le phénomène El Niño, qui devrait faire très probablement son retour à partir de l’été 2026 selon Météo France, affecte le climat mondial dans son ensemble, y compris l’activité cyclonique. Certaines zones océaniques enregistrent une activité plus faible que la normale, tandis que d’autres, comme le bassin Pacifique, connaissent des cyclones particulièrement dévastateurs. L’agence de prévision météorologique a examiné les conséquences de ce phénomène sur les territoires ultramarins.
Table des matières
Lors des épisodes El Niño, des conditions plus humides sont souvent constatées sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, la Corne de l’Afrique ou dans le sud des États-Unis. À l’inverse, des conditions sèches sont généralement observées de l’Océanie à l’Australie, ainsi que sur le bassin de l’Amazonie. Ce phénomène climatique peut influencer les conditions climatiques dans les Outre-mer situés dans les régions tropicales et subtropicales, souligne Météo France.
Quels impacts en Nouvelle-Calédonie ?
En Nouvelle-Calédonie, El Niño affecte significativement les précipitations et les températures, surtout en saison chaude, en particulier dans le nord de la Grande Terre et sur les îles Loyauté. Cela se traduit par un risque accru de sécheresse et des températures minimales qui ont tendance à être anormalement basses. En revanche, l’influence d’El Niño sur les températures maximales est moins marquée et varie selon la saison et la région.
El Niño-oscillation australe, également connu sous le nom d’ENSO, module l’activité cyclonique sur le Pacifique sud. Pendant les phases El Niño, l’activité cyclonique est plus étendue qu’en situation La Niña, s’étendant du nord de l’Australie jusqu’à la Polynésie française. Ce phénomène peut donner lieu à des événements plus intenses, en raison d’un contenu thermique plus élevé de l’océan. De plus, la saison cyclonique peut durer plus longtemps, en démarrant plus tôt et en finissant plus tard. À Wallis-et-Futuna, Enso n’a pas ou peu d’impact significatif sur la pluviométrie et la température.
Et chez nos voisins polynésiens ?
En Polynésie française, l’ENSO entraîne une variabilité climatique affectant les pluies, les températures et l’humidité. Son impact est hétérogène sur le territoire. Les épisodes El Niño tendent à augmenter les cumuls de pluie sur l’archipel des Marquises, tandis qu’ils les diminuent sur celui des Australes. Les pluies fortes et extrêmes sont plus fréquentes et intenses aux Marquises. De plus, les phases El Niño favorisent la formation de cyclones dans le bassin.
Durant ces périodes, les pannes d’alizés, associées à la hausse de la température et de l’humidité, entraînent une augmentation des situations avec des températures ressenties élevées sur les Marquises et la Société. En revanche, aux Australes, El Niño s’accompagne d’un temps moins chaud et plus sec.
Retrouvez l’intégralité de l’étude de Météo France concernant les impacts d’El Niño sur l’ensemble des territoires ultramarins français sur meteofrance.com.



