Que faisons-nous de nos libertés bretonnes ?

Que faisons-nous de nos libertés bretonnes ?

La Fête des libertés bretonnes, qui se tiendra très bientôt, incite à une réflexion sur le sens que nous donnons à nos libertés. Dans ce contexte, il est pertinent de s’interroger sur l’état actuel de ces libertés en Bretagne.

L’État français et les structures de pouvoir considèrent souvent que ces libertés sont inexistantes. Cependant, la question cruciale est de savoir ce que nous, Bretons, faisons de nos libertés. Les récents succès électoraux du SNP écossais et du Plaid Cymru gallois rappellent que, bien que la bataille culturelle ait été gagnée, la bataille politique reste à mener.

Aujourd’hui, l’idée d’autonomie est largement présente en Bretagne, transcendant les clivages politiques traditionnels. Pourtant, certains, comme Maël de Calan, semblent préférer maintenir un statut de tutelle. Ce constat s’inscrit dans un contexte plus large de crise de l’État français, dont les capacités d’action sont de plus en plus remises en question.

La question qui se pose est donc : allons-nous céder nos libertés bretonnes aux forces du système, notamment au Parti socialiste de Chesnais-Girard ? Des manœuvres politiques suggèrent qu’une alliance pourrait se former au nom de l’union de la gauche, ce qui soulève des inquiétudes quant à la réelle indépendance des choix politiques en Bretagne.

Le système jacobin semble s’effondrer, tant sur le plan moral que financier. Les décisions prises par les représentants bretons, souvent en accord avec les directives parisiennes, soulèvent des interrogations sur leur engagement envers les intérêts bretons. La décentralisation, espérée dans les années 80, apparaît aujourd’hui comme un artifice maintenu par un système centralisateur.

Une question cruciale demeure : pourquoi accorder une légitimité à des acteurs qui, selon certains, ne défendent que les intérêts du pouvoir jacobin ? Les élections montrent que les réseaux parisiens se mobilisent systématiquement pour soutenir les candidats du PS.

Il est essentiel de rappeler que nos libertés ne doivent pas être considérées comme négociables. Les Bretons doivent garder confiance en eux-mêmes et en leur identité. Les libertés bretonnes, souvent confondues avec des privilèges, doivent être chéries et défendues, surtout à une époque où elles semblent menacées.

En conclusion, la Fête des libertés bretonnes devrait servir de point de départ à une réflexion plus large sur notre identité et notre autonomie. L’avenir des libertés bretonnes dépend de notre capacité à les revendiquer et à les protéger.

Source : Yvon Ollivier.

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