Selon des sources concordantes, Véronique Hamayon, procureure générale à la Cour des comptes, a retenu quatre éléments constitutifs d’une infraction présumée au sein du Mémorial ACTe. Dans ce cadre, le premier président du conseil d’administration de l’établissement Georges Bredent, son successeur Ary Chalus et les directrices au moment des faits relevés, Laurella Rincon et Manuela Moutou, seront jugés d’ici à la fin de l’année.

Quatre infractions et quatre mis en cause

La première infraction concerne le droit de retrait exercé par onze salariés du MACTe, entre mars 2021 et octobre 2023. Absents, ces derniers ont néanmoins continué à percevoir leur rémunération pendant trois périodes distinctes. Montant du préjudice : 691.945 euros. À cela s’ajoutent des augmentations de salaires de 40 à 58%, octroyées à ces mêmes agents, à partir de juillet et août 2024, pour compenser les périodes durant lesquelles leurs salaires ont été suspendus. Montant du préjudice : 110.926 euros.

Le deuxième élément est en lien avec le restaurant l’Intemporelle. Fermé et placé en liquidation judiciaire en avril 2025, l’établissement n’a jamais acquitté le moindre loyer, ni redevance depuis 2017. Montant du préjudice : 137 462 euros.

Le troisième élément vise Laurella Rinçon. L’ancienne directrice a signé une convention de partenariat avec l’association Aventure Nautique De Sainte-Anne (ANASA*), pour le parrainage de deux canots saintois ; sauf qu’elle n’a pas été autorisée à le faire par le conseil d’administration.

Le quatrième et dernier élément concerne un délit présumé de prise illégal d’intérêt. Le 6 mars 2024, Ary Chalus, président du conseil d’administration du MACTe, a participé au vote de ce même conseil lui octroyant la protection fonctionnelle.

2 ans ½ de procédures

Le dossier global remonte au 20 novembre 2023. Ce jour-là, la Chambre Régionale des Comptes (CRC) publie un rapport sur la gestion du Mémorial ACTe, sur l’exercice financier 2019 et les suivants. Le document de 54 pages étrille littéralement la gouvernance de l’établissement et met en lumière une gestion présentant des risques majeurs financiers, de contentieux et de fraude, susceptibles d’être qualifiés pénalement.

À l’époque, les magistrats avaient le choix de faire un signalement auprès du parquet de Pointe-à-Pitre ou de la Cour des comptes. C’est finalement la seconde juridiction qui est choisie, d’autant qu’un nouveau texte de loi, applicable depuis 1er janvier 2023, a reformé la responsabilité des gestionnaires publics. Depuis, les élus peuvent également être poursuivis pour des erreurs de gestion et, s’ils sont reconnus coupables, condamnés à des amendes financières qu’ils doivent acquitter sur leurs deniers personnels.

Nous avons contacté les quatre personnes visées par cette procédure, devant la Chambre du contentieux de la Cour des comptes. Laurella Rincon, Manuella Moutou et Georges Bredent n’ont pas souhaité faire de commentaire. Nous n’avons obtenu aucune réponse, en revanche, de la part d’Ary Chalus.

Le procès est prévu pour la fin de l‘année, à Paris.

*NOTA BENE/ Le président de l’ANASA, Carl Chipotel, regrette de voir le nom de son association citée dans un tel dossier. Il n’est, tout comme sa structure, absolument pas mis en cause dans cette affaire. Mais il tient à faire entendre sa voix, pour dire haut et fort n’avoir rien à se reprocher.

« Afin d’écarter tout amalgame et de prévenir des interprétations erronées susceptibles de porter atteinte à une réputation à laquelle je suis profondément attaché (tant à titre personnel qu’au nom de l’association que je sers), il m’importe de préciser que ladite convention n’a souffert d’aucun manquement dans son exécution, pour ce qui concerne les obligations incombant à l’ANASA. Je me suis en effet scrupuleusement appliqué à en respecter les termes, en donnant une réalité concrète et effective à son objet. »

Extrait du communiqué de Carl Chipotel, président de l’ANASA

Cette histoire, complète-t-il, le rendra plus vigilant, à l’avenir, « sur la connaissance des pouvoirs détenus par les gestionnaires des établissements publiques avec lesquels je suis en position de conventionner« .

Quand la gestion du Mémorial ACTe devient un véritable feuilleton judiciaire

Quatre dirigeants du Mémorial ACTe, épinglés pour des infractions, s’apprêtent à faire face à la justice, révélant ainsi les dérives d’une gestion publique peu scrupuleuse.

Il semblerait que la gestion du Mémorial ACTe, censé être un symbole de mémoire et de culture, se transforme en un véritable casse-tête judiciaire. Selon Véronique Hamayon, procureure générale à la Cour des comptes, quatre personnalités clés de l’établissement seront jugées d’ici la fin de l’année. Qui aurait cru qu’un lieu dédié à la mémoire pourrait être le théâtre d’infractions aussi peu mémorables ?

Ce qui se passe réellement

Selon des sources concordantes, la procureure a retenu quatre éléments constitutifs d’infractions présumées. Au cœur de cette affaire, nous retrouvons Georges Bredent, l’ancien président du conseil d’administration, son successeur Ary Chalus, ainsi que les directrices Laurella Rinçon et Manuela Moutou. Ces quatre-là vont devoir répondre de leurs actes devant la justice.

Quatre infractions et quatre mis en cause

La première infraction concerne le droit de retrait exercé par onze salariés du MACTe entre mars 2021 et octobre 2023. Ces employés, absents, ont continué à toucher leur salaire pendant trois périodes distinctes. Montant du préjudice : 691.945 euros. Mais ce n’est pas tout ! À cela s’ajoutent des augmentations de salaires de 40 à 58% pour compenser les périodes de suspension. Montant du préjudice additionnel : 110.926 euros.

Le deuxième élément est lié au restaurant l’Intemporelle, qui, après avoir été placé en liquidation judiciaire en avril 2025, n’a jamais acquitté le moindre loyer depuis 2017. Montant du préjudice : 137.462 euros. Un restaurant qui ne paie pas, c’est un peu comme un poisson qui ne sait pas nager, non ?

La troisième infraction vise Laurella Rinçon, qui a signé une convention de partenariat avec l’association Aventure Nautique De Sainte-Anne (ANASA) sans l’autorisation du conseil d’administration. On se demande si elle pensait que le conseil était une simple formalité.

Enfin, le quatrième élément concerne un délit présumé de prise illégale d’intérêt. Ary Chalus a participé au vote de son propre conseil pour se voir accorder une protection fonctionnelle. Un peu de narcissisme dans la gestion publique, ça ne fait jamais de mal, n’est-ce pas ?

2 ans ½ de procédures

Le dossier remonte au 20 novembre 2023, lorsque la Chambre Régionale des Comptes a publié un rapport accablant sur la gestion du Mémorial ACTe. Ce document de 54 pages ne fait pas dans la dentelle et met en lumière des risques financiers, juridiques et de fraude. Une gestion à faire pâlir d’envie n’importe quel escroc !

À l’époque, les magistrats avaient le choix entre signaler l’affaire au parquet de Pointe-à-Pitre ou à la Cour des comptes. Ils ont choisi la seconde option, car un nouveau texte de loi, applicable depuis le 1er janvier 2023, a renforcé la responsabilité des gestionnaires publics. Les élus peuvent désormais être poursuivis pour erreurs de gestion et condamnés à des amendes à payer de leur propre poche. Une belle manière de rappeler que la gestion publique n’est pas un jeu !

Pourquoi cela dérange

Cette affaire met en lumière des incohérences flagrantes dans la gestion des fonds publics. Comment peut-on justifier des augmentations de salaires pour des employés absents ? Et que dire de la convention signée sans autorisation ? Cela soulève des questions sur la rigueur et l’éthique des dirigeants. Un véritable cirque !

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont lourdes : un procès à venir, des préjudices financiers à rembourser, et une réputation ternie. Les citoyens, eux, se demandent comment leurs impôts sont gérés. La confiance dans les institutions publiques est mise à mal, et cela pourrait avoir des répercussions sur la participation citoyenne.

Lecture satirique

Il est ironique de voir des dirigeants d’un établissement culturel se comporter comme des personnages de sitcom, jonglant avec des fonds publics comme s’ils étaient dans un sketch comique. Promettre de préserver la mémoire tout en s’enrichissant personnellement, c’est un peu comme prêcher l’amour tout en vendant des armes.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires à l’étranger, où la corruption et l’absence de responsabilité sont monnaie courante. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les dirigeants semblent souvent au-dessus des lois. Un triste reflet de ce qui peut arriver lorsque la gestion publique devient un terrain de jeu pour les opportunistes.

À quoi s’attendre

Le procès prévu pour la fin de l’année à Paris pourrait ouvrir la voie à d’autres révélations. Les citoyens attendent des comptes, et il est probable que cette affaire ne soit que la partie émergée de l’iceberg. Les promesses de transparence et de rigueur seront-elles tenues ?

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

Affaire du Mémorial ACTe : quatre gestionnaires bientôt jugés par la Cour des comptes
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire