Avec une capacité de production de 4 milliards de capsules par an, Capsul’in joue dans la cour des grands. C’est en fait le 3e fabricant mondial de capsules de café, et le partenaire historique de Méo-Fichaux, torréfacteur nordiste installé à La Madeleine. Capsul’in a installé son laboratoire juste en face de l’usine, de l’autre côté de la rue Gustave-Scrive. Une proximité qui vient sceller une collaboration vieille d’environ 15 ans, alors que Méo représente aujourd’hui 20% de la production de l’entreprise. Logiquement, c’est Capsul’in qui confectionne les capsules pour la nouvelle marque de café acquise pour Méo, Legal. Elles sont innovantes, car en aluminium recyclé à 90%. Voici les coulisses de leur fabrication.
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Méo et Capsul’in, une collaboration historique
Capsul’in a été créée il y a 15 ans, alors que la popularité de la capsule n’en était qu’à ses débuts. En 2010, le premier produit conçu était une capsule vide, que le consommateur devait remplir lui-même, retrace Olivier Brivois, le directeur recherche et développement. S’en suit la rencontre avec les équipes de Méo-Fichaux, et l’avènement d’un « kit capsules comprenant 250 grammes de café moulu ». Le chemin vers le succès est entamé.

Une confiance accordée par Méo qu’Olivier Brivois a tenu à mettre à l’honneur, lors de la conférence de presse du 9 avril sur la relance de la marque Legal. « Chez Méo, ils ont toujours été les premiers à vouloir tester nos capsules, à nous faire des retours techniques, pour qu’on puisse les améliorer. »


Pour Legal, Capsul’in fournit au torréfacteur des capsules en aluminium pré-imprimées, composées à plus de 90% de contenu recyclé. Bien plus écologique que l’aluminium vierge, ce matériau permet une réduction de 75% de l’empreinte carbone et peut être jeté dans les bacs jaunes (déployés sur 75% du territoire français). Au total, ce sont 40 millions de capsules Capsul’in qui seront confectionnées pour les cafés Legal dans l’usine Méo les 12 prochains mois.
Testeur de la qualité du scellage, chambre climatique… Les capsules mises à rude épreuve
Dans le laboratoire de la rue Gustave-Scrive, l’activité se centre autour de la recherche, du développement et du contrôle qualité. Vision qui interpelle, dès l’entrée : ces machines à café, présentes en ligne par dizaines, pour s’assurer de la compatibilité des capsules avec les machines Nespresso, leader sur le marché.

Pour assurer une optimisation maximale, les capsules passent par tout un panel de tests et de machines, aux fonctionnalités bien précises : testeur de la qualité du scellage, chambre climatique où la température et le taux d’humidité sont accrus pour « voir leur vieillissement sur un an, mais en un mois », détaille Olivier Brivois. Concrètement, Capsul’in propose à ses clients trois formes et 20 couleurs différentes.


Avec un siège social au Luxembourg, 160 clients répartis dans 50 pays et 3,3 milliards de capsules vendues en 2025, l’entreprise n’en reste pas moins « petite » : elle compte 30 salariés.
Méo-Fichaux, de son côté, a investi 25 millions d’euros en 6 ans, dont 8 millions pour sa dernière ligne robotisée dédiée aux capsules aluminium. « Au total, le site atteint aujourd’hui une capacité de production de 1 680 capsule aluminium par minute, permettant une réponse immédiate aux besoins de la grande distribution », précise Méo.

Avec les capsules Legal, les entrepreneurs nordistes entendent concurrencer le leader L’Or, et capter 10% du marché. Elles seront commercialisées à compter d’avril 2026 dans les Carrefour et U, puis de mai à Intermarché à Monoprix.
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Capsules de café : quand l’écologie rime avec ironie
Capsul’in, le troisième fabricant mondial de capsules de café, promet des innovations écologiques tout en jouant à cache-cache avec la réalité. Un tour de magie qui mérite d’être décortiqué.
Avec une capacité de production de 4 milliards de capsules par an, Capsul’in se positionne comme un acteur incontournable. Mais derrière cette façade de succès se cache une réalité plus complexe. Le partenariat avec Méo-Fichaux, torréfacteur nordiste, semble être une belle histoire, mais qu’en est-il vraiment des promesses écologiques ?
Ce qui se passe réellement
Capsul’in, fondée il y a 15 ans, a su tirer profit de l’engouement pour les capsules de café. En 2025, l’entreprise a vendu 3,3 milliards de capsules, avec 160 clients dans 50 pays. Mais la question se pose : cette réussite est-elle vraiment synonyme de durabilité ? Les capsules pour la nouvelle marque de café Legal, acquise par Méo, sont en aluminium recyclé à 90%. Une avancée, certes, mais à quel prix pour l’environnement ?
Pourquoi cela dérange
La promesse d’un aluminium recyclé à 90% est séduisante, mais elle cache une réalité plus sombre. En effet, l’aluminium, même recyclé, reste un matériau énergivore à produire. De plus, la réduction de 75% de l’empreinte carbone annoncée semble plus être un argument marketing qu’une réalité tangible. Les capsules, bien que recyclables dans les bacs jaunes, finissent souvent dans des décharges, contredisant ainsi l’image verte que l’entreprise souhaite projeter.
Ce que cela implique concrètement
Cette situation soulève des questions sur l’impact environnemental réel de ces produits. En misant sur un modèle de consommation basé sur des capsules jetables, même recyclables, Capsul’in contribue à une culture du déchet. La durabilité, dans ce cas, semble être un mot à la mode, mais pas une réalité vécue.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que Capsul’in se présente comme un champion de l’écologie, on pourrait se demander si cette quête de profit ne passe pas avant tout. Les discours politiques sur la durabilité et l’écologie sont souvent déconnectés de la réalité des pratiques commerciales. On pourrait presque croire que l’innovation ici est plus une question de marketing que de véritable engagement environnemental.
Effet miroir international
En observant cette dynamique, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les discours des dirigeants autoritaires qui, tout en prônant des valeurs de durabilité, continuent de favoriser des politiques qui nuisent à l’environnement. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de changement sont souvent contredites par des actions qui préservent le statu quo.
À quoi s’attendre
Si Capsul’in continue sur cette lancée, il est probable que les consommateurs deviennent de plus en plus sceptiques face à ces promesses. Une prise de conscience collective pourrait voir le jour, poussant les entreprises à revoir leurs pratiques. Mais pour l’instant, l’avenir semble encore bien incertain.
Sources




