Nouvelle ère pour Ploërmel communauté. Après les élections municipales de mars 2026, les 58 conseillers communautaires représentant les 30 communes du territoire se sont réunis à la salle des fêtes pour se mettre en ordre de marche.
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Le maire de Ploërmel élu président
Sans surprise, le nouveau maire de Ploërmel et seul candidat, Christophe Launay, a été élu à la présidence avec 47 voix, neuf blancs et un bulletin pour Michel Pichard, maire de Ménéac. « Je saurai être à la hauteur de la mission. C’est quelque chose que j’imagine comme très transparent, avec une limite définie avec la ville de Ploërmel. »
Ont été élus à ses côtés :
- Michel Pichard (maire de Ménéac), premier vice-président en charge des finances, ressources humaines et systèmes d’information avec 47 voix, un nul, un vote pour Patrick Le Diffon et huit blancs.
- Marie-Noëlle Amiot (maire de Guégon), deuxième vice-présidente déléguée à l’habitat avec 51 voix, un vote pour Joël Guégan, et cinq blancs.
- Ronan Coignard (maire de Concoret), troisième vice-président en charge de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de la transition avec 47 voix et 10 blancs.
- Hania Renaudie (maire de Campénéac), quatrième vice-présidente à l’éducation, l’enfance et la jeunesse avec 47 voix, un vote pour Charles Fichet, deux nuls et sept blancs.
- Jean-Charles Sentier (maire de Taupont), cinquième vice-président en charge des bâtiments, de la voirie et des espaces verts avec 46 voix, un vote pour Michel Guégan, un vote pour Nicolas Jagoudet, deux votes pour Daniel Le Ruyet, et sept blancs.
- Florence Prunet (maire de Val d’Oust) devient la sixième vice-présidente en charge des mobilités, avec 51 voix, un vote
- Charles-Edouard Fichet (maire de Saint-Brieuc-de-Mauron), 7e vice-président en charge de la culture et de la cohésion territoriale avec 41 voix.
- Sophie Coutant (maire d’Evriguet), 8e vice-présidente à l’action sociale et petite enfance avec 45 voix, deux votes pour Edwige messager et 10 blancs.
- Stéphane Jan (élu à Ploërmel), 9e vice-président délégué à l’économie avec 41 voix, sept votes pour Fabienne Briero, un vote pour Nicolas Jagoudet, un vote pour Didier Bourne et un vote pour Stéphane Gicquel.
- La 10e vice-présidence, à savoir le tourisme, a été disputée entre Fabienne Briero, maire de Mauron et Edwige Messager, élue aux Forges-de-Lanouée. C’est la première magistrate de Mauron qui obtient le poste avec 33 voix, contre 21 pour sa consœur élue et trois blancs.
- Duel aussi pour l’élection du 11e vice-président, en charge de l’eau, l’assainissement, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations. Yannick Le Borgne, maire de La Trinité-Porhoët, l’a emporté avec 37 voix, face à Jean-Luc Gicquel, maire de Guilliers (17 voix), deux blancs, un nul.
- 12e vice-présidence disputée à nouveau pour le volet sports et communication. Fanny Larmet, adjointe à Josselin, l’emporte avec 32 voix face à 16 votes pour Joël Guégan (élu à Ploërmel). Neuf blancs ont été comptabilisés.
- Kévin Argentin (maire de Gourhel) est désigné 13e vice-président en charge de la prévention et de la gestion des déchets avec 47 voix, un vote pour Jacques Noël, et 10 blancs.

Le noyau central reste donc inchangé avec huit vice-présidents déjà en poste sur le précédent mandat, pour cinq nouvelles prises de fonction.
Combien vont gagner le président et ses vice-présidents ?
Définir les indemnités de fonction était le second point important à l’ordre du jour. À commencer par celle du président qui pouvait demander jusqu’à 67,50 % de l’indice brut terminal de la fonction publique, soit 2 774,60€.
Christophe Launay a fait le choix d’abaisser le taux à 65,25 %, ce qui équivaut à 2682,12€ brut mensuel.
Même effort chez les vice-présidents qui percevront non pas 24,73 % de l’indice, mais 23 % répartis entre les 13 élus. Leur indemnité s’élèvera à 945, 42€ brute mensuelle.
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Ploërmel : Une Élection à Sens Unique, ou Comment Élever la Transparence au Rang d’Art
Dans une salle des fêtes où la démocratie semble avoir pris un congé, Ploërmel se réveille avec un nouveau président, élu sans surprise, mais avec une transparence qui ferait rougir les plus grands comiques.
Après les élections municipales de mars 2026, les 58 conseillers communautaires de Ploërmel se sont réunis pour élire leur président. Et qui d’autre que Christophe Launay, le seul candidat, pour prendre les rênes ? Avec 47 voix, neuf blancs et un bulletin pour Michel Pichard, le maire de Ménéac, Launay a promis une présidence « très transparente ». Une promesse qui, à ce stade, semble aussi solide qu’un mirage dans le désert.
Ce qui se passe réellement
Launay, en bon chef d’orchestre, a su rassembler autour de lui un ensemble de vice-présidents, dont beaucoup étaient déjà en poste. On pourrait presque croire à une pièce de théâtre où les acteurs, bien rôdés, jouent leurs rôles sans jamais se poser de questions. Parmi eux, Michel Pichard, premier vice-président, en charge des finances, et Marie-Noëlle Amiot, deuxième vice-présidente, déléguée à l’habitat, qui a remporté son poste avec 51 voix. Une belle performance, mais qui pourrait faire sourire ceux qui se rappellent que la démocratie est censée être plus qu’un simple jeu de chaises musicales.
Pourquoi cela dérange
La situation à Ploërmel soulève des questions sur la nature même de la démocratie locale. Comment peut-on parler de transparence lorsque le choix est aussi limité ? La promesse de Launay de « définir une limite » avec la ville de Ploërmel semble davantage un slogan qu’un véritable engagement. Les élus, déjà en place, semblent plus préoccupés par la continuité de leur pouvoir que par l’innovation ou le changement.
Ce que cela implique concrètement
Les indemnités de fonction, un sujet brûlant, ont également été abordées. Launay a décidé de réduire son salaire à 2682,12 € brut mensuel, une décision qui pourrait être perçue comme un geste de bonne volonté. Mais dans un contexte où les vice-présidents toucheront 945,42 € brut mensuel, on peut se demander si cette réduction est vraiment significative ou simplement une manière de faire passer la pilule.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques peuvent être déconnectés de la réalité. Launay promet une présidence transparente tout en s’entourant d’un noyau central inchangé. Cela rappelle les promesses de certains leaders internationaux qui, tout en prônant la démocratie, semblent souvent plus intéressés par le contrôle que par la participation.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation à Ploërmel n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs, où les élections se transforment en simples formalités. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de transparence et de démocratie sont souvent éclipsées par des pratiques douteuses. Ploërmel, en somme, pourrait être le petit frère de ces grandes tragédies politiques.
À quoi s’attendre
Si la tendance actuelle se poursuit, Ploërmel pourrait bien devenir un exemple de ce qu’il ne faut pas faire en matière de gouvernance locale. Les citoyens devront rester vigilants et ne pas se laisser berner par des discours enjôleurs qui masquent une réalité bien plus sombre.
Sources





