L'essentiel du procès libyen en appel de Nicolas Sarkozy : face aux victimes de l'attentat du DC-10

L’essentiel du procès libyen en appel de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy fait face aux avocats des proches des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA, lors de la huitième semaine d’audience de son procès en appel concernant des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien président de la République et neuf coaccusés sont jugés depuis le 16 mars et jusqu’au 3 juin.

En première instance, le 25 septembre 2025, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Nicolas Sarkozy coupable d’association de malfaiteurs, le condamnant à cinq ans d’emprisonnement ferme, 100 000 euros d’amende, l’interdiction de toute fonction publique pour cinq ans, ainsi qu’une privation de ses droits civils et civiques pour la même durée, en raison d’une « corruption au plus haut niveau » d’une « exceptionnelle gravité ».

Entré à la prison de la Santé le 21 octobre, Sarkozy a obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard. Il entame désormais un nouveau marathon judiciaire, espérant éviter un retour en prison.

Le 4 mai, lors de son interrogatoire, il a réaffirmé qu’aucune preuve de financement libyen pour sa campagne de 2007 n’avait été trouvée. Il a évoqué une clé USB remise par l’ancienne épouse de l’intermédiaire Ziad Takieddine, décédé en septembre dernier, qui selon lui, ne prouve pas le financement de sa campagne.

Les avocats des parties civiles ont réclamé à la justice de « laver la pourriture » laissée par Sarkozy et ses coaccusés, qui auraient négocié un financement occulte avec le régime de Mouammar Kadhafi en échange de contreparties. Parmi celles-ci, l’examen de la situation judiciaire d’Abdallah Senoussi, condamné pour avoir commandité l’attentat de 1989 qui a causé la mort de 170 personnes.

La défense de Sarkozy, qui a nié avoir autorisé ses collaborateurs à négocier un tel accord, a été critiquée par l’avocat Vincent Ollivier, qui a souligné que les dénégations de Sarkozy n’avaient pas convaincu les familles des victimes.

Le procès se poursuivra avec des plaidoiries prévues jusqu’au 27 mai.

Avec AFP

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