
Problème de toilettes pour Artémis 2 : comment les astronautes gèrent leurs déchets ?
Même à 300 000 km du sol, des problèmes terrestres persistent. Dans la capsule Orion, les quatre astronautes de la mission Artémis 2, qui cohabitent dans un espace de la taille d’une fourgonnette, ont rapidement rencontré un problème inattendu… de toilettes.
L’Américaine Christina Koch s’est improvisée « plombière de l’espace » et a réussi à réparer le système sanitaire après quelques heures. Cependant, le problème est réapparu : les eaux usées, censées être rejetées dans l’espace, ne quittent pas l’habitacle.
« Contrairement à la Station spatiale internationale (ISS), notre vaisseau n’a pas de système pour recycler l’urine », explique le Canadien Jeremy Hansen dans une vidéo de l’Agence spatiale canadienne. Dans l’espace, l’eau est précieuse ; environ 93 % de ce qui est rejeté dans l’ISS est purifié et retransformé en eau potable.
Dans la capsule Orion, l’urine doit être dirigée vers le vide spatial grâce à un « système universel de gestion des déchets ». Ce dispositif, ressemblant à des toilettes miniatures, utilise une aspiration pour séparer l’urine des excréments. Lorsque le conduit est obstrué, comme le soupçonne actuellement la NASA, les astronautes doivent recourir à des poches de collecte de secours.
Cette méthode rappelle les missions Apollo, où les astronautes ne disposaient pas de véritables toilettes. À l’époque, ils laissaient ces sachets sur la Lune pour réduire le poids et le risque de contamination lors du retour. La NASA a comptabilisé 96 sacs d’excréments abandonnés sur la Lune entre 1969 et 1972.
Gestion rigoureuse des déchets
Dans Orion, les matières fécales sont aspirées dans des sacs hermétiques, puis stockées dans un conteneur équipé de filtres pour limiter les odeurs et réguler les gaz. Les déchets alimentaires sont également soigneusement stockés et triés. Tous les repas consommés dans l’espace sont conditionnés en sachets : « Soit on réhydrate, soit c’est prêt à manger. Et cela génère beaucoup de sachets vides », précise Jeremy Hansen.
Ces sacs de déchets retourneront sur Terre avec Orion et les astronautes. L’amerrissage dans le Pacifique est prévu dans la nuit de vendredi à samedi, offrant aux ingénieurs de la NASA l’occasion de découvrir la source du problème de toilettes.
Source : La Croix.




