Pourquoi l’alliance PS-LFI n’a pas fonctionné à Toulouse ?
Publié le 23/03/2026 à 21:49, mis à jour le 24/03/2026 à 14:58.
Les alliances entre le Parti Socialiste (PS) et la France Insoumise (LFI) ont globalement échoué lors des élections municipales du 22 mars 2026. À Toulouse, l’une des villes les plus scrutées, la gauche a enregistré une perte significative de voix par rapport au premier tour.
Sur le papier, la liste unie du PS et de LFI était censée l’emporter face au candidat de la droite, Jean-Luc Moudenc. Cependant, ce dernier a devancé la liste de la gauche unie de 8 points. Une électrice, qui a voté socialiste au premier tour puis à droite au second, a déclaré : « L’extrême gauche ne me convient pas. C’est un tout. Monsieur Mélenchon n’est pas aidant. »
Jean-Luc Moudenc, le maire sortant, a attribué une partie de son succès aux électeurs socialistes du premier tour, affirmant : « Je pense que par son comportement, le Parti socialiste est un des artisans de ma victoire de ce soir. » Au second tour, il a gagné près de 33 700 voix, tandis que la gauche en a perdu environ 3 600. La participation a également augmenté de 6 % par rapport au premier tour, représentant 17 000 électeurs supplémentaires.
Pour David Gouard, politologue à Montpellier, cette mobilisation accrue montre que l’alliance entre LFI et PS est perçue comme inefficace. « LFI est considéré par beaucoup d’électeurs, y compris pour des électeurs de gauche modérée, comme un épouvantail à éviter », a-t-il déclaré.
François Piquemal, représentant de la gauche unie, a tenté d’éluder cette question, soulignant que Moudenc avait réussi à mobiliser les abstentionnistes. « On a surmobilisé de notre côté également », a-t-il indiqué.
Cette élection marque la troisième victoire de Jean-Luc Moudenc face à la gauche, avec un score amélioré par rapport aux précédentes élections.
Source : Franceinfo.





