
Plantes utiles et plantes “répulsives” : mythe ou vraie stratégie au jardin ?
Certaines plantes sont réputées pour attirer les insectes utiles tandis que d’autres seraient capables d’éloigner les ravageurs. Cette idée, souvent relayée par les jardiniers, repose sur le principe du compagnonnage végétal.
Les plantes peuvent effectivement influencer la biodiversité d’un jardin grâce aux substances odorantes qu’elles émettent. Certaines odeurs attirent les pollinisateurs ou les insectes auxiliaires, alors que d’autres peuvent perturber des ravageurs spécifiques. Par exemple, l’association entre la carotte et le poireau est fréquemment citée : l’odeur de la carotte gênerait la mouche du poireau, tandis que celle du poireau affecterait la mouche de la carotte. En cultivant ces deux légumes côte à côte, il est possible de réduire les attaques de ces insectes nuisibles, bien que cela ne constitue pas une protection absolue.
Pour favoriser un équilibre naturel dans le jardin, il est conseillé de planter des espèces riches en nectar et en pollen. Les fleurs simples et ouvertes, qui sont facilement accessibles aux insectes, sont particulièrement recommandées. Des plantes telles que les soucis, la bourrache, la phacélie et les capucines sont des choix judicieux. Les capucines, en particulier, attirent les pucerons et agissent comme des plantes-pièges, tout en attirant des coccinelles qui se nourrissent de ces ravageurs. L’installation de bandes fleuries, de jachères mellifères ou d’hôtels à insectes peut également contribuer à encourager la présence d’auxiliaires dans le jardin.
Un jardin vivant est un espace où les insectes jouent un rôle crucial. Ce type de jardin, où chaque espèce trouve sa place, permet souvent de maintenir des équilibres naturels plus efficaces que de nombreux traitements chimiques.
Source : ICI.FR





