
Et si écrire, c’était donner matière à la voix ?
Dans sa chronique « Entre les lignes », Sophie Souchard, journaliste à La Croix, explore cette quinzaine les relations entre oralité et écriture. Elle s’interroge sur la nécessité de dépasser l’opposition traditionnelle entre ces deux modes d’expression, souvent perçus comme antagonistes.
L’écriture, longtemps considérée comme un moyen de figer la pensée, pourrait également être vue comme une extension de la voix. Souchard souligne que l’oralité, avec sa richesse et sa fluidité, peut nourrir l’écriture, tout comme l’écrit peut offrir une structure à la parole. Cette réflexion s’inscrit dans un contexte où les modes de communication évoluent rapidement, influencés par les nouvelles technologies et les réseaux sociaux.
Selon une étude récente de l’INSEE, près de 80 % des Français estiment que la maîtrise de l’écrit est essentielle dans leur vie professionnelle. Pourtant, l’oralité reste un vecteur de communication privilégié dans de nombreux contextes, que ce soit dans les échanges informels ou dans les discours publics. Cette dualité pose la question de l’importance de valoriser les compétences orales tout autant que les compétences écrites.
En encourageant chacun à participer à ce dialogue, Souchard ouvre la voie à une réflexion collective sur le langage, invitant à redéfinir les frontières entre l’oral et l’écrit. Cette approche pourrait contribuer à enrichir les pratiques de communication dans notre société contemporaine.
Source : La Croix


