Kingersheim. « Nous sommes dans l'impasse » : la charcuterie Maurer Tempé cherche un repreneur

Kingersheim : la charcuterie Maurer Tempé en quête d’un repreneur

Quatre mois après le lancement d’une cagnotte participative pour surmonter des problèmes de trésorerie, la charcuterie alsacienne Maurer Tempé, située à Kingersheim, a annoncé un appel à repreneurs. Cette décision a été communiquée ce jeudi 30 avril par le PDG de la société coopérative (Scop), Mathieu Rouillard.

Protéger les emplois et le savoir-faire

« Nous sommes dans l’impasse et avons fait le tour des différentes possibilités », a déclaré Mathieu Rouillard dans un communiqué. Les salariés-associés, le conseil d’administration et la direction ont décidé d’ouvrir la porte à un projet de reprise, même si cela implique de renoncer au statut de Scop. L’objectif est de préserver l’outil industriel, maintenir les emplois, assurer la continuité des marques et protéger les savoir-faire historiques, tout en permettant à l’entreprise de retrouver une dynamique de croissance durable.

Malgré une progression de son chiffre d’affaires ces dernières années, Maurer Tempé avait sollicité la solidarité début 2026 en lançant une cagnotte pour faire face à des difficultés de trésorerie, exacerbées par la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie en raison du conflit en Ukraine. La mobilisation des clients a permis de récolter un peu plus de 40 000 euros à fin avril, un montant en deçà des attentes. D’autres Scop du Grand Est ont également apporté leur soutien en prêtant 600 000 euros à Maurer Tempé sur un an.

Objectif : trouver une solution d’ici le 22 mai 2026

En mars, la direction avait relancé la production et proposé des titres participatifs aux particuliers, avec l’espoir de collecter au moins 2 millions d’euros avant le 30 juin. Cette initiative s’est révélée insuffisante et a nécessité un prêt pour compenser les manques. Les « moyens capitalistiques » de la société, détenue par ses salariés, étant limités, la recherche d’un repreneur est devenue une nécessité.

« Les salariés-associés sont prêts à accompagner une évolution du modèle capitalistique si cela permet d’assurer la pérennité de l’entreprise. Nous devons trouver une solution avant le 22 mai 2026, soit dans moins d’un mois », a précisé Rouillard.

Le profil recherché pour le repreneur inclut des passionnés de gastronomie, ayant une vision à long terme et désireux de défendre la gastronomie française et alsacienne.

En janvier dernier, la Scop employait encore 125 personnes, dont plus de soixante anciens salariés d’un groupe placé en redressement judiciaire en 2018, qui avaient investi leurs indemnités de licenciement dans la nouvelle entreprise.

Source : DNA

Source
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire