
Toulouse : colère des parents après le retrait d’un animateur du CLAE de la maternelle Fabre
Le départ inattendu d’Olivier, animateur du CLAE (centre de loisirs associé à l’école) de la maternelle Fabre à Toulouse, suscite une vive réaction des familles. Présent depuis huit ans, il a été affecté en urgence à un autre établissement sans préavis, laissant les parents et les enfants désemparés.
Les familles, qui ont lancé une pétition en réaction à cette décision, soulignent l’importance d’Olivier dans la vie quotidienne des enfants. « Il connaît chaque enfant, parfois même toute la fratrie. Son investissement et ses valeurs sont indéniables », rapportent plusieurs parents. Certains d’entre eux notent également des changements de comportement chez leurs enfants, qui semblent plus agités depuis ce départ.
Le sentiment d’abandon est exacerbé par l’absence de communication de la mairie. Malgré cinq courriels envoyés aux élus responsables, aucune réponse n’a été obtenue. Un parent délégué a dénoncé ce manque de considération : « C’est un vrai problème pour les familles ».
Une rencontre avec la direction est prévue pour le 13 mai, permettant d’aborder cette situation. Les parents s’inquiètent également d’un turn-over élevé parmi les animateurs et de la formation insuffisante de certaines nouvelles recrues, ce qui pourrait ne pas garantir un encadrement adéquat pour les jeunes enfants de trois à six ans.
Du côté de la mairie, les responsables affirment que les taux d’encadrement réglementaires sont respectés. Actuellement, l’équipe d’animation de l’école Fabre est composée d’un animateur à 10 heures, un autre à 16 heures et un animateur à 35 heures, ce qui respecte le ratio d’un adulte pour quatorze enfants. En cas d’absence, un redéploiement peut être effectué pour répondre aux exigences réglementaires.
La municipalité assure qu’elle est en dialogue avec l’équipe enseignante et les parents délégués pour améliorer les pratiques. Cependant, ces assurances ne suffisent pas à apaiser les inquiétudes des familles, qui réclament avant tout d’être entendues.
Source : La Dépêche






